« Ne pas faire long feu » et « Faire long feu »

Synonymes actuels: Rater son coup, ne pas s’attarder

Plusieurs rumeurs planent au sujet de cette expression. La forme la plus couramment utilisée est en fait une déformation du sens véritable de celle-ci. Aujourd’hui, ne pas faire long feu, signifie rater son coup. – Fred est allé voir la belle jeune fille…. Elle lui a donné une de ces giffles!
– Ouais! Faut dire qu’il n’a pas fait long feu… Cette utilisation de cette expression est une erreur puisque « n’a pas fait long feu » est utilisée dans le sens d’avoir raté son coup…Or c’est l’expression faire long feu qui veut exprimer le fait de rater quelque chose. > le Nouveau Petit Robert: « Faire long feu se dit d?une cartouche dont l?amorce brûle trop lentement, de sorte que le coup manque son but » et signifie au figuré « ne pas produire son effet, échouer » Là où on ne doit pas se tromper, c’est que l’expression ne pas faire long feu peut aussi être utilisée. Elle signifie « ne pas s?attarder » (faisant référence à la même amorce qui brûle trop lentement). Les expressions sont donc utilisées à tort même si elles ne sont pas des contraires directs. Celles-ci sont évidentes dans leurs contextes; l?une, plus ancienne, est surtout littéraire, l?autre, plus usuelle à l’oral. Le tout est de ne pas se tromper lorsqu’on les utilise!

10 thoughts on “« Ne pas faire long feu » et « Faire long feu »

  1. Sans vouloir être offensant, dans l’exemple donné (assez mal choisi d’ailleur)
    – Fred est allé voir la belle jeune fille…. Elle lui a donné une de ces gifles!
    – Ouais! Faut dire qu’il n’a pas fait long feu…

    Il faut comprendre "n’a pas tenu longtemps", en rapport avec le fait qu’une cartouche n’ayant pas fait long feu a fonctionné, et est donc partie rapidement. Sans trop prendre de risques je pense que dans la plupart des cas c’est la notion de temps qui prime.
    Exemple: -Fred a insisté pour sortir avec tout le monde, mais il était dans un tel état de fatigue qu’il s’est endormi à peine assis dans la voiture…
    -Oui, c’est vrai qu’il n’a pas fait long feu.
    Voila voila…

  2. Je suis très étonné 🙂 L’expression "ne pas faire long fait" dans le sens "ne pas durer" est une faute, certe souvent employée mais une faute quand même. Pourquoi faire croire que cela est "admis" à l’oral ? Cette expression n’a absolument aucun rapport avec une notion de temps : "ne pas faire long feu" signifie "toucher au but, réussir", comme le dis le dico d’ailleurs. C’est vraiment dommage de véhiculer des idées fausses sur le net je trouve :s

  3. Moi je trouve au contraire que l’exemple de Fred est très bien choisi.
    "Il n’a pas fait long feu" veut dire que l’amorce de sa cartouche a brûlé trop rapidement. Or la "belle jeune fille" n’aime pas les éjaculateurs précoces voilà tout.
    Cà c’est de l’exemple qui percute (mais qui rate sa cible de temps à autres)… en tout cas, c’est le genre d’exemple qui pourrait amener la jeunesse française à la connaissance de sa propre langue !

  4. Tout s’explique bien si on donne à "faire long feu" deux acceptions concurrentes :
    – 1°) rater son coup comme le dit le Petit Robert
    – 2°) faire de la résistance le plus longtemps possible : c’est celui qui tire le dernier qui est vainqueur !
    L’expression négative actuelle s’applique au second sens, et non au premier.
    Evidemment il faut s’appuyer sur un texte original NON LITTERAIRE qui le prouve, remontant au moins au XVIIe siècle. Avis donc aux chercheurs

  5. Est-il stupide de penser qu’étant donné qu’il s’agit maintenant de deux expressions distinctes, la négation de la première ne soit pas obligatoirement son inverse?

    Je m’explique:
    * "faire long feu" peut avoir gardé son sens premier, s’appliquer alors à une action qui à échoué après avoir trainer en vain dans le temps, associant ainsi la notion de temps et d’échec
    Par exemple :" Il essayait depuis longtemps de trouver des sponsors pour enfin pouvoir faire son tour du monde à vélo. Il a finalement renoncé. Son projet à fait long feu " Il s’agît ici d’une action qui à durer plus longtemps que prévu car elle était vouée à l’échec en dépit de l’acharnement de la personne.
    En fait, malgré la définition du dictionnaire l’expression n’amène qu’une notion de temps et la conséquence n’est que suggérer par l’usage le plus fréquent de l’expression qui seule nous est parvenu de nos jours. Ainsi, si l’on part de cette hypothèse, selon laquelle cette expression ne fait que suggérer la notion d’échec, sa négation elle ne saurait être forcément associée à un succès obligatoire.

    *Pour ce qui est de "ne pas faire long feu", si l’on considère que le sens de la première affirmation exprime la survenue d’un accident, sa négation ne signifie pas forcément qu’il advient un accident inverse. Ce n’est pas parce que mon pull n’est pas trop grand qu’il est forcément trop petit! Ainsi, ne pas faire long feu pourrait signifier en ce sens, une action que le mène à bien dans un temps "adapté", mais aussi comme je l’ai supposé plus haut à une action mené dans un temps "normal" sans présupposer de sa réussite.
    Ainsi si je dis :"j’avais un truc à faire au boulot samedi matin mais j’ai pu partir assez tôt pour être chez moi pour manger, je n’ai pas fait long feu" j’exprime l’idée que je n’ai pas pris plus de temps que ce que cela méritait.
    Mais il ne me semble pas foncièrement incorrect d’écrire " J’avais fait mis une cale sous la table pour éviter qu’elle soit bancale mais elle n’a pas fait long feu". Dans cet exemple, même si in-fine la situation est un échec, je ne peut pas dire que ma cale n’a pas rempli sa fonction, pour une durée finalement normale compte tenu de son statut de réparation de fortune.

    Finalement, si l’expression "ne pas faire long feu" peut avoir une connotation péjorative c’est plus pour "ce qui n’as pas fait long feu" que pour la durée de l’action de façon absolue. Ce n’est pas tant que le temps que le garçon à pu passer avec la jeune fille était trop court, mais bien finalement que le garçon y a passer un temps "normal", un temps qui n’était pas plus long que ce que l’on attendait de lui. Ici la connotation négative s’applique au sujet, pas à la durée (ce qui est cohérent avec "ne pas faire long feu" au sens de "ne pas durer plus de temps que ce qui est normal")

  6. En lisant vos commentaires, je me dis qu’ils ont fait long feu.

    Ceci n’est qu’une blague car je ne peux le dire avec certitude. D’ailleurs qui suis-je pour juger vos compétences en la matière. Mais une question me tourmente l’esprit quand je suis les explications données à cette expression "faire long feu." Où est-ce que le problème se situe? Le sens de l’expression, se situe-t-elle dans la conséquence du feu ou dans l’action continuelle du feu? Vous comprenez que je veux parler de l’éthimologie de l’expression, car pour toutes expressions, il doit y avoir un départ logique. ( L’expression justifie la règle, dit-on)
    Si nous pouvions donné la réponse à ces interrogations, je pense que nous pourrions tirer la bonne conclusion. Si nous connaissons la règle française concernant la négation, nous serons à même de tirer des conclusions logiques quant à la négation de l’expression.
    Cependant j’aimerais partagé certaines recherches avec vous. Voici ce qu’a dit Wiktionaire:
    "Au temps des armes à poudre, faire long feu signifiait que lorsque l’on mettait le feu à la poudre d’un mousquet (ou d’un canon), la cartouche (ou le boulet) n’était pas projeté à temps et manquait donc la cible. Faire long feu était synonyme d’échec, et son contraire, ne pas faire long feu, synonyme de réussite.

    NB : Aujourd’hui, ne pas faire long feu peut également être utilisé comme synonyme de faire long feu."

    linternaute.com/expression/langue-française/187/ne-pas-faire-long-feu/ augmente:
    "Avant l’invention des cartouches étanches, il fallait recharger les armes par l’avant. Cependant, lorsque les charges étaient humides, elles mettaient du temps à brûler. On disait alors que le "coup faisait long feu". Le sens est le même de nos jours, à savoir que quelque chose dure longtemps. Cependant on emploie en général l’expression sous la forme négative ‘ne pas faire long feu’, qui prend alors le sens de ‘ne pas durer longtemps’, mais également ‘être inutile, échouer.’"
    Pourtant mes interrogations restent sans réponse dans la mesure où je ne connais pas le point à retenir de l’origine de l’expression. Comment doit être une poudre dans un mousquet pour atteindre son but? Molle ou le contraire? Il semble que lorsqu’elle est molle, il fait un feu lent et long. Mais que se passe-t-il quand elle n’est pas molle? Nous reposons-nous sur l’action du feu de la poudre, ou sur le but qu’un mousquet doit atteindre?
    Si la poudre fait un long feu et que ceci est synonyme de l’échec du mousquet, alors nous pouvons probablement dire que l’expression "faire long feu" signifierait "échouer." Mais si l’objectif est d’avoir un long feu ou que le long feu de la poudre fait réussir l’opération, alors nous pouvons conclure que "faire long feu" signifierait "rester longtemps" ou "réussir." Peut-être que la définition que l’on donnerait à cette expression dépendrait de celui qui utilise le mousquet.

    Mais quand on pense à ceux qui veulent utiliser l’expression de nos jours, il faut dire que la place du feu dans l’expression met plutôt l’accent sur l’action du feu: c-à-d. une durée. Donc quelqu’un peut dire "Son projet a fait long feu," pour dire que le projet en question a tenu tête pendant un bon moment.
    Une chose est certaine, il faut qu’on soit raisonnable en tirant la bonne conclusion; d’où mes questions de départ, je les rappelle, se pose: "Où est-ce que le problème se situe? Le sens de l’expression, se situe-t-elle dans la conséquence du feu ou dans l’action continuelle du feu? … Comment doit être une poudre dans un mousquet pour atteindre son but? Molle ou le contraire? Il semble que lorsqu’elle est molle, il fait un feu lent et long. Mais que se passe-t-il quand elle n’est pas molle? Nous reposons-nous sur l’action du feu de la poudre, ou sur le but qu’un mousquet doit atteindre?"

    Je sais de toute evidence que nous relations de correspondance vont faire long feu?
    Je m?excuse pour les règles de ponctuations anglaises que j?utilise.

  7. Salut "Mr. Ethymologie"…
    Tout ceci est très intéressant mais :
    Etymologie ne s’écrit ni comme votre pseudo ci-dessus, ni comme dans votre message, "éthimologie".
    Et puis : "Si nous pouvions donnER", et pas "donné"
    Et puis encore : "j’aimerais partagER", et pas "partagé"
    Et : "où mes questions de départ, je les rappelle, se poseNT.
    Et : "le sens de l’expression, se situe-t’IL", et pas "elle"
    Etc.
    Désolé.

  8. merci pour tous ces commentaires et explications (ou tentatives) j’étais depuis quelques temps très préoccupée par "faire ou ne pas faire long feu". je ne reste pas longtempsavec vous, on peut dire que je n’aurai pas dait long feu. Merci je vous embrasse.

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