Histoire amie-amie et Souveraineté pour les écoles

Il y a une nouvelle qui cours ces temps-ci sur le fait que le MELS désire rendre le cours d’histoire plus rassembleurs que conflictuels. Tout ce que j’ai à dire, c’est que la compétence NUMÉRO 1 des enseignants est d‘Agir en tant que professionnel héritier, critique et interprète d?objets de savoirs ou de culture dans l?exercice de ses fonctions. J’agirai donc dans ce sens… Si ce n’est pas le Ministère qui m’oblige à parler des conflits importants… Je le ferai. Ne pas donner le choix aux enseignants, c’est les prendre pour des cons, comme si on ne savait pas faire la part des choses, comme si on n’était pas capable de faire un choix nous même. Ça me fait penser au livre sur la Souveraineté que le Conseil de la Souveraineté a essayé d’intégrer dans les écoles… En tant que futur enseignant, je suis insulté. Je suis CAPABLE de voir les deux côtés de la médaille au sujet de la Souveraineté (ce présent billet d’ailleurs), alors pourquoi ne pas me donner les outils adéquats (des deux côtés… qu’ils se forcent un peu les Fédéraliste bon sang!) pour que je puisse animer un débat avec tous les morceaux du puzzle?. La Souveraineté c’est un sujet TRÈS important. Ça divise beaucoup de gens et chaque Référendum change l’histoire du Québec d’une façon très profonde qu’on soit d’un côté ou de l’autre! On se plaint que nos jeunes ne vont plus voter, qu’ils ne s’intéressent plus à la politique… BEN CRISS: ON EN PARLE PAS! Pourquoi devrions-nous fuir les débats? Si nos jeunes savaient argumenter et si on leur en donnait la chance, la vie changerait pour le mieux j’en suis sur. On a la chance d’avoir un livre qui parle de la Souveraineté du Québec, vulgarisé (WOW!), dans lequel il y a des arguments clairs et complets. C’est sur que j’en veux une version! S’il y a de la basse propagande, ça sera à moi de le déceler et de modifier les textes en conséquence. Politisons nos enfants, donnons leur la possibilité de prendre place au débat. Arrêtons de cacher l’information… qu’elle soit accessible à tous plutôt! Argh… Désespoir Gérard

AH BEN WA! II

Lu dans « La Presse » du 2 février, Jean-Marc Fournier annonce que les bulletin changeront au primaire et parle du renped: > Jean-Marc Fournier est le sixième ministre de l’Éducation à composer avec cette réforme née des états généraux de 1996. Il considère que son défi a été de faire comprendre les enjeux de cette vaste transformation. «C’est un énorme chantier où chacun a son interprétation. C’est correct. Il faut parfois accepter d’envisager d’autres vérités puisqu’il y en plus qu’une. Je suis chanceux, j’ai une petite fille qui est dans le système scolaire. Je sais ce qu’est une classe.»

BEN OUI JEAN-MARC! BEN OUI! MOI, J’AI UNE VOITURE… JE SAIS COMMENT ÇA MARCHE DANS UN GARAGE!

AH BEN WA!

sur le site de l’ACREducation, j’ai lu ceci : Sous prétexte qu’il n’y a pas d’espoir de les voir compléter leur primaire avec succès, des directions d’école de Québec sont prêtes à envoyer directement au secondaire des élèves de cinquième année qui ont déjà redoublé. AH BEN WA! C’est en fait un article pris sur Cyberpresse.

Un petit sondage auprès des enseignants

À l’occasion du cours ADS1073, Organisation de l’éducation au Québec, l’enseignant nous a donné comme premier travail de faire un sondage et de l’analyser. c’est un sondage qui porte sur la connaissance des enseignants sur leurs droits en tant que professionnel de l’éducation. Alors, comme je souhaite la plus grande participation possible à ce sondage, je mets à la disponibilité de tous, le questionnaire en question. Celles et ceux qui sont intéressés à participer, sont invités à répondre aux questions par le biais d’un commentaire fait à ce même billet. Merci à l’avance!

Bonjour,
Nous sommes trois étudiants au baccalauréat en enseignement au secondaire et nous suivons actuellement le cours Organisation de l?éducation au Québec. Dans le cadre de ce cours, nous devons réaliser une étude concernant les droits et les obligations des enseignantes et des enseignants. Le but du sondage que nous vous présentons aujourd’hui est de savoir dans quelle mesure vous êtes au courant de vos droits et obligations. Nous vous remercions d?avance de votre précieuse collaboration et nous voulons vous préciser que les informations recueillies seront traitées de façon tout à fait confidentielle.

François Deslauriers
Jean-Pierre Lefebvre
François Prévost

Question 1
Depuis combien de temps pratiquez-vous la profession d?enseignant?
_ Moins d?un an
_ 1 à 5 ans
_ 5 à 15 ans
_ 15 à 25 ans
_ Plus de 25 ans

Question 2

À quel niveau enseignez-vous?

_ Préscolaire / primaire
_ Secondaire
_ Autre précisez :

Question 3

En tant que professionnel de l’enseignement, vous possédez?

_ Un baccalauréat en éducation
_ Une maîtrise ou un doctorat en éducation
_ Un baccalauréat dans un autre domaine combiné à un certificat en pédagogie
_ Un baccalauréat dans un autre domaine
_ Autre précisez :

Question 4

Saviez-vous qu’il existe une loi (Loi 107 – Loi sur l’instruction publique) reconnaissant aux enseignantes et aux enseignants des droits et des obligations?

_ Oui
_ Non

Question 5

Seriez-vous en mesure de nommer 2 droits des enseignantes et enseignants?

_ Oui
_ Non

Si oui, lesquels?

Question 6

Seriez-vous en mesure de nommer 3 obligations des enseignantes et enseignants?

_ Oui
_ Non

Si oui, lesquels?

Question 7

Êtes-vous d?avis que votre employeur vous a suffisamment informé de vos droits et obligations?

_ Oui

_ Non

De quelle façon vous en a-t-il informé?

Question 8

Un des droits des enseignantes et enseignants est de dispenser leur enseignement comme ils le jugent bon en classe et d?utiliser les méthodes qu’ils considèrent utiles. Seriez-vous prêt à affirmer que ce droit est respecté en ce qui vous concerne?

_ Oui
_ Non Si non, pourquoi?

Question 9

Pensez-vous que l?application de la Réforme affecte le droit mentionné à la question 8?

_ Oui
_ Non

Si oui, comment?

Question 10

Avez-vous déjà eu recours à votre syndicat pour régler un litige concernant les droits et devoirs des enseignants?

_ Oui
_ Non

Merci de votre collaboration

Commentaires:

La Réforme: c’est une caricature! par Hélène Boily

J’ai copié/collé ce texte de sur AcrÉducation, car je le trouvais très intéressant et je voulais en garder une trace sur mon site. Bonne lecture.

La Réforme: c’est une caricature.

Par Hélène Boily, enseignante de 6ième année
Envoyé le vendredi 09.12.2005 12:11 au Devoir

Je veux réagir aux propos de M. Arthur Marsolais, chercheur, dans la section Idées de l?édition du 8 décembre.

Monsieur,

Je ne peux plus entendre le mot Réforme sans ressentir un profond dégoût. Je travaille dans une école primaire où les enfants passent leurs journées à faire des sketches, à recopier des textes internet sur des cartons de couleur, à discuter entre eux de leurs émotions, disons plutôt de l’uniforme qu’il porteront l’an prochain au privé, et à déblatérer sur ce qu’ils ne connaissent même pas. Car on a remplacé les connaissances par le «faire semblant de savoir». Tout n’est qu’image. Et qu’on me laisse tranquille avec la langue de bois : le constructivisme, les compétences,tous des prétextes pour ne rien enseigner, ne rien transmettre- oh ! le blasphème. Ça fait l’affaire de ceux qui n’ont rien à montrer : leur lacune passe inaperçue dans le projet qu’ils ont soumis aux «apprenants», lesquels n’apprennent rien car on refuse de leur donner la base. D’ailleurs l’important n’est pas qu’ils apprennent mais qu’ils «présentent en avant», pour employer une expression à la mode. On se fout de ce qu’il vont présenter car personne n’écoute, sauf s’ils doivent « critiquer l’oeuvre ». Dans ce cas, les élèves font l’insigne effort de formuler quelques phrases écrites au son en faisant dans la complaisance car ils savent qu’ils seront évalués par leurs pairs de cette façon démocratique.

J’ai remis les bulletins la semaine dernière en informant les parents que j’avais envoyé la Réforme par-dessus bord. Ils ont paru soulagés. Cette année, j’ai remis les élèves au travail. Les résultats sont probants.

Deux extraits qui traduisent ma pensée du système en date du 17/11/05

Ça devrait être à l’élève à «s’automotiver» à l’apprentissage en apprenant seulement des choses pour lesquelles il éprouve un intérêt certain.

Dans mon système d’éducation idéal, ce ne serait pas l’enseignant qui motiverais l’élève, mais bien «LA MATIÈRE ELLE-MÊME»!

Maintenant, qu’on oblige les élèves à acquérir une quantité de connaissances déclaratives ou à développer des compétences… de mon point de vu c’est du pareil au même… Du point de vu de l’élève, une obligation (même dans un champ qui l’intéresse) restera toujours une obligation, une source de démotivation.

«Me faire une idée à partir de mon jugement professionnel et personnel ainsi que de me méfier de l’autorité gouvernementale», je ne crois pas que cela est «se dégonfler»

Croire tout ce qu’on se fait enseigner sans les remettre en question… Ça, s’est se dégonfler. Nous ne sommes malheureusement pas des cruches qu’on remplit. La légitimité de l’étudiant est de remettre en question l’autorité du professeur. La légitimité de l’enseignant est de remettre en question le système scolaire dans lequel il travaille(et non aller à l’encontre de celui-ci).

Merci à Gilles pour cette si enrichissante duscussion!

Forum: La gestion de classe comme élément essentiel pour être un bon enseignant

Voici une problématique aportée par un professeur d’Université dans le cadre d’un forum sur l’éducation:

On entend quelquefois certains intervenants du monde éducatif affirmer qu’il suffit de bien contrôler ses groupes pour être un bon enseignant au secondaire. L’affectation fréquente de professeurs n’ayant pas de formation dans la spécialisation enseignée semble confirmer un peu cet énoncé.

Qu’en pensez-vous? Voici ma réponse:

Mon opinion

Je comprends votre propos. Je suis aussi prêt à vous dire que je ne suis pas d’accord avec les «intervenants du monde éducatif». La gestion de classe est essentielle, certes, mais cela ne fait pas de vous un bon enseignant pour autant. Après que vous avez le silence dans la classe et que tous les élèves vous écoutent attentivement… que faites-vous? L’enseignement n’est pas seulement de la gestion de classe (bien heureusement sinon nous aurions simplement besoin d’une technique policière!), mais bien la mise en relation d’un ensemble de 12 compétences complexes. La gestion de classe n’en est qu’une seule parmi tant d’autres. De toute façon, la gestion s’apprend bien assez rapidement «sur le tas» pour celui ou celle qui se donne la peine de vouloir l’apprendre pendant sa pratique ou à l’aide de quelques lectures ciblées.

Ma théorie

J’ai côtoyé beaucoup d’enseignants, surtout dans le domaine des sciences, qui n’avaient pas fait leurs études en éducation. Ils étaient des chimistes, biologistes, mathématiciens, et ne bénéficiaient d’aucune formation pédagogique, tant au niveau de la didactique qu’au niveau de la gestion de classe. Parmi ceux-ci, d’excellent enseignants se démarquaient! Les gens apprennent rapidement et se débrouillent très bien! Oui ce n’est pas parfait, mais même en comparaison avec des enseignants de formation, plusieurs performaient mieux!! Je crois que c’est à cause qu’ils sont mieux ferrés dans leur matière que certains enseignants de formation (autant les jeunes que les vieux). Ils sont du même coup plus intéressants.

C’est ce que je reproche à notre formation universitaire: trop de «flafla» et pas assez de matière… Surtout en Géo-Histoire où nous avons deux sciences à acquérir. La gestion de classe n’est pas une chose que l’on devrait enseigner à l’université à mon avis…En-tout-cas, pas de cete manière! Le cours de gestion de classe m’a-t-il VRAIMENT été profitable? J’en doute très fort… Glasser, Canter, Gordon et Rogers sont TRÈS loin de moi lorsqu’un élève m’envoie promener.

Que pensez-vous de mes propos? > J’attends la brique d’un pied ferme! 😉 François Deslauriers