Un jeu «géo-graphique»!

Voici un site sur lequel on peut jouer à nommer les différents pays des divers continents… On peut même s’exercer à identifier les états des États-Unis (J’ai énormément de difficulté) ainsi que les différentes provinces du Canada (Ça… j’ai moins de difficulté). Bon… le jeu est anglophone, mais est très compréhensible et facile à jouer! J’aime me détendre avec ce genre de chose! 🙂

Urbain ou rural ?

Voici un travail que j’ai fait lors d’un cours sur l’aménagement territorial… J’ai adoré ce cours et la thèse que j’ai travaillé est très intéressante!

L’urbain et le rural

Il existe actuellement une problématique très importante en ce qui concerne la géographie mondiale. Cette problématique est en sorte l’impossibilité de cerner des concepts, qui, justement, doivent être définis pour que les villes et campagnes soient desservies de façon adéquate. Est-ce que par définition la ville est urbaine et la campagne est rurale? À mon avis, l’urbanisation et la ruralité se retrouvent tous les deux dans ces deux types de structure et doivent être identifiés de façon « rationnelle » et non de façon « empirique ». Les gouvernements ont souvent essayé, en ne rassemblant que les faits, de définir avec précision ce qu’était l’urbanisation et la ruralité, mais ces hypothèses ne faisaient que se contredire d’un ministère à l’autre. L’utilisation du système rationnel au lieu du système empirique élimine en fait les confusions de ces termes et peut fournir une valeur universelle à l’urbain et au rural proprement dit. Pour cela, je devrai vous élaborer ma théorie personnelle et enfin la calquer sur le parfait exemple de la ville de Québec.

Deux gradients Jusque dans les années 60, la ruralité était associée avec les territoires qui étaient principalement utilisés pour exploiter les ressources naturelles comme l’agriculture, la foresterie, l’exploitation minière et les pêcheries. Évaluer la zone rurale de la sorte apporte un problème important dans l’analyse des besoins de cette zone. Les services offerts changent d’une zone à l’autre qu’elle soit urbaine ou rurale. Il est donc important de ne pas faire une analyse empiriste de ces zones, c’est-à-dire rassembler les phénomènes observables et d’en faire une synthèse, mais bien d’en faire une analyse rationnelle qui elle repose sur les rapports mêmes entre ces phénomènes. De cette façon, nous pouvons mieux faire une distinction entre le rural et l’urbain. Selon moi, l’urbanisation et la ruralité se définissent dans la trajectoire endorégulé ou exorégulé des acteurs qui sont attirés ou repoussés des diverses qualités des espaces (ici la « qualité » définit les valeurs socio-culturelles d’une société à un espace donné). L’espace qu’occupe une population donnée est en réalité un espace dit hétérogène qui impose ses qualités. En aucun cas, les acteurs ne peuvent projeter artificiellement des qualités à cet espace. Personne ne peut pas valoriser un lieu si l’espace dans lequel il se trouve est dans une zone dévalorisée par les valeurs socio-culturelles de la société. Les zones dévalorisées et valorisées s’aligneront alors sur deux gradients distincts : le gradient rural et le gradient urbain. Nous pouvons retrouver ces deux éléments dans les deux types d’environnements, à la différence où la ville est le résultat d’un mouvement de polarisation de la part des acteurs (d’une périphérie à un centre) et que la campagne est en fait le résultat d’un mouvement de diffusion (d’un centre à une périphérie), ces deux mouvements pouvant être endorégulés (euphorique) donc urbain ou exorégulé (dysphorique) donc rural. Or, la ville et la campagne sont toutes les deux à la fois urbaine et rurale. L’exemple de Québec Pour démontrer la justesse de ma thèse, Québec sera la ville parfaite pour en faire la preuve. Au départ, Samuel de Champlain décrivit dans son rapport au roi de France que le site de Québec serait un site parfait (esthétiquement) pour y construire une ville. Champlain avait aussi en tête le site de Trois-Rivières qu’il décrivait comme parfait pour y mettre une ville commerciale à cause de son emplacement géographique. Mais la qualité esthétique du Cap diamant primait sur la fonctionnalité or Champlain venait, en y bâtissant l’« Abitation de Quebecq », d’implanter ce qui allait devenir le premier maillon du futur gradient urbain. Depuis les années 1900, ce gradient sera de plus en plus facile à identifier. Le gradient urbain de la ville de Québec est orienté « nord-est » – « sud-ouest » en passant par le château Frontenac dans le vieux Québec. Le gradient urbain se trace alors de l’est à l’ouest comme suit : d’abord l’Île d’Orléans, une grande source de richesses patrimoniales, ensuite traversant le vieux Québec fortifié, lieu convoité par de nombreux aristocrates français et de nombreuses communautés religieuses, passant aussi par le domaine du Bois-de-Coulonges à Sillery et par les belles villas du XIXe siècle, les hôpitaux, les écoles, et enfin par le parc des Champs de batailles qui est considéré comme l’un des grands parcs romantiques de l’Amérique du Nord. Pour prouver la force de cette théorie, nous pouvons prendre l’exemple de deux centres commerciaux : Place Laurier à Ste-Foy et les Galeries de la Capitale de Bourgneuf. Ste-foy étant déjà dans le gradient urbain, le centre commercial Place Laurier bénéficie de l’endorégulation déjà existante et devient rapidement un centre commercial convoité et prospère. Le Quartier de Bourgneuf au nord de Québec, qui est dans une zone influencée par le graduent rural, inaugure son propre quartier cossu : Mesnil. Les entrepreneurs installent les Galeries de la Capitale en planifiant développer grâce à lui sept phases d’habitations. Malheureusement, pour attirer les locataires et les clients, les Galeries de la Capitale doivent implanter des attractions comme un IMAX et un manège intérieur. Aussi, seulement deux phases et demie d’habitation seront construites. Mais pourquoi cet endroit est-il si peu attirant pourquoi doit-il être mis en valeur par des infrastructures valorisantes? Et bien tout simplement parce qu’il n’est pas situé dans le gradient urbain et qu’il est dans une zone d’exorégulation : on a voulu créer de l’urbain dans une zone rurale! Contrairement à Bourgneuf, Ste-Foy où les lots se vendent plus cher et où les quartiers cossus ne restent pas longtemps vides, est placé tout droit dans le gradient urbain ce qui explique sa popularité. Cette comparaison est un exemple parfait du pouvoir de ces deux gradients sur la vie économique et sociale de la ville de Québec. Ce phénomène est aussi présent dans les autres villes notamment à Montréal où l’exemple de l’ancienne ville de Maisonneuve et du stade olympique vient prouver encore avec force cette théorie des gradients urbains et ruraux. Enfin, les gouvernements sont au prise avec une problématique importante qui est de définir la ligne séparatrice entre l’urbain et le rural. Le rassemblement des faits et des phénomènes divers ne fournit pas une bonne base d’information pour définir ces deux concepts. Une méthode plus rationnelle s’impose donc. Avec cette méthode il est possible de faire des liens entre les infrastructures déjà en place et d’identifier deux pôles dans cette construction géopolitique : le gradient urbain et le gradient rural. Ces deux gradients se retrouvent en même temps à la fois à la ville et à la campagne ce qui m’amène à dire que la ville n’est pas strictement urbaine et la campagne n’est pas strictement rurale. Les centres commerciaux de la ville de Québec en sont un très bon exemple. Maintenant qu’il est possible de mieux organiser l’espace géopolitique des villes et villages de façon rationnelle en ayant en considération les deux gradients, serons- nous enfin capables de les gérer efficacement ‘