Retour vers le futur

Ces temps-ci, j’essaie de me rendre au travail à pied. Je me gare dans le stationnement d’un restaurant de fast-food qui s’appelle «La Cabane». Ensuite, je marche jusqu’à mon travail. Le trajet ne me prend que dix minutes. Il me donne le temps de m’oxygéner le cerveau et de me dégourdir les jambes un peu.

Or, ce matin j’entrevois un homme âgé dans le stationnement du dit restaurant. Je me dis qu’il doit être le propriétaire et je m’avance vers lui, question de lui demander la permission de me stationner sur sa propriété (même si celle-ci semble publique).

Je m’approche de lui.

Je me présente et lui explique ma stratégie de stationnement/marche. Il m’explique à son tour qu’il était l’heureux propriétaire du restaurant, mais que le terrain ne lui appartient plus… depuis ce matin! Ce sont les propriétaires de l’Encan Larose qui en sont les propriétaires, maintenant. En jasant avec le bonhomme, j’apprends qu’il a fait de «La Cabane» sa carrière et qu’il a terminé sa vie active plutôt richement. Il me parle de ses enfants, de ses voyages dans le sud chaque hiver et de son précédent emploi en éducation, à l’époque où la polyvalente Hormisdas-Gamelin n’existait même pas encore.

Après avoir jasé près de dix minutes, je regarde ma montre et constate que le temps file. Je lui serre la main et lui demandant son nom. Je me dirige vers ma voiture, mais après avoir contourné son mastodonte de pick-up, je l’entends me questionner au loin: «Veux-tu voir un beau char? » Hésitant, je lui réponds que je suis un peu pressé. Il m’incite tout de même à prendre «deux petites minutes». En effet, ç’aurait été une erreur de ne pas avoir été dans son garage, mais ça, je ne le savais pas encore!

Je l’accompagne donc devant sa porte et il l’ouvre. Son garage assez spacieux pour accueillir deux voitures côte à côte est plutôt en désordre. Je contourne l’établi et j’aperçois, tout juste derrière, une DeLorean! La voiture mythique de mon enfance! La vedette de Retour vers le futur! «Ah! C’est vous qui avez la DeLorean dans le coin!» que je lui ai dit.

 Je lui raconte que la semaine dernière, j’ai fait écouter «Retour vers le futur» à mes étudiants. Pour plusieurs, c’était la première fois qu’ils le voyaient, pour d’autres, la trentième fois. Je lui raconte aussi qu’après le visionnement, je leur ai mentionné qu’il y avait à Masson-Angers une DeLorean qui arpentait les rues de temps en temps l’été, mais que je ne savais pas à qui elle appartenait.

Après mes explications, il ouvre sa portière côté conducteur, j’observe avec grand intérêt les sièges de cuir et les cadrans. Wow. Je suis très impressionné, je dois dire!

«Veux-tu monter dedans?»

Oh my! Oh my! Oh my!

«Certain!»

Je me penche pour entrer dans l’habitacle. C’est très petit. Je suis tellement grand que je crains ne pas pouvoir fermer la portière tellement ma tête dépasse par l’ouverture. Je me sens assis très près du sol, presque couché. Mon cerveau enregistre le plus d’infos possible, mais le temps semble passer trop vite. L’homme m’invite à regarder dans une boîte de carton qui est à côté de moi, sur le banc du côté du passager. Il ouvre la boîte et me laisse voir les cadrans caractéristiques de la machine à voyager dans le temps, ceux qu’on peut apercevoir dans l’habitacle du film. «Ah, je les ai fait faire et je ne les ai pas installés encore. C’est un gars au Québec qui fait ces répliques-là.» Je le laisse me parler et je le coupe de quelques «wow» et d’autres «cool» qui me sortent de la bouche. Mais, le temps file. Dramatiquement. Je maudis le ciel de ne pas avoir de cellulaire pour prendre un selfie.

Je sors de l’habitacle et remercie l’homme. Je quitte finalement son stationnement avec le sourire aux lèvres. Fuck la marche pour ce matin. J’ai une expérience à raconter au plus vite!

Fallout 4

Oh my my my!

Ça faisait environ 7 ans que je l’attendais! Enfin, Fallout 4 s’est retrouvé dans mon PS4, mardi passé. Comparé à Fallout 3, on se sent en terrain connu. Le «gameplay» est pratiquement identique, mis à part le contrôle des combats en FPS qui est GRANDEMENT amélioré. En fait, il est jouable. Dans la version précédente, le VATS était la manière de combattre efficacement, car la visée en temps réel n’était pas au point. Mais dans Fallout 4, tout est super fluide. Ce n’est pas tout à fait le même contrôle ni la même aisance de tire que dans les COD, mais Ça fonctionne tout de même très bien.

Je n’ai pas encore beaucoup joué – seulement 7 à 8 heures – mais je sens que j’aurai beaucoup de plaisir avec ce déjà classique FPRPG!

J’ai lu beaucoup de BD dans ma vie

J’ai lu beaucoup de BD dans ma vie.

Mon histoire d’amour qui dure toujours avec la BD a débuté très jeune.

Tôt, je me suis d’abord fait faire la lecture par ma mère avec de vieux albums d’Astérix qu’elle possédait déjà étant petite. Je me rappelle qu’elle avait comme habitude de plier les coins supérieurs pour marquer sa page avant de fermer l’album. On avait le temps de lire que quelques pages. Un vrai sacrilège quand j’y repense aujourd’hui avec mon âme de collectionneur. Ma mère m’a avoué, il y a quelques années, qu’elle n’avait jamais vraiment aimé cela, lire une BD à voix haute… Mais, que voulez-vous, j’en redemandais, il faut croire!

Plus vieux, j’ai surtout lu des «Tintin». Je me rappelle, étant tout jeune, j’ai reçu un cadeau de la part de mon père. Sans raison. Ce n’était pas mon anniversaire et ce n’était pas Noël. Juste un cadeau. Un cadeau, juste comme ça. C’était «Les bijoux de la Castafiore». Si je me souviens bien, je crois que ce fut mon tout premier album de «Tintin». Merci papa.

Je crois que c’est par la suite que mes parents ont commencé à m’acheter régulièrement des «Tintin» par l’entremise d’une entreprise québécoise qui s’appelle «Québec-Loisirs». Dans le temps, on pouvait commander par un genre de catalogue. Il y avait des «Tintin» en albums doubles, c’est-à-dire qu’ils contenaient deux histoires de Tintin dans chacun des volumes. Ils étaient souvent couplés en paires logiques: «Les cigares du Pharaon» avec «Le Lotus Bleu», «Objectif Lune» avec «On a marché sur la Lune». Vous voyez le principe. J’ai possédé ainsi presque toute la collection, mais j’ai dû la terminer avec des albums en version simple. Je me souviens que j’ai eu une grosse passe de Tintin. J’en faisais des dessins, des sculptures en Lego. Je m’étais même mis à faire des cartes à collectionner. Je m’amusais.

Disons que ça m’avait ouvert l’appétit et je voulais lire plein d’autres trucs. J’avais la chance d’habiter tout juste derrière la bibliothèque municipale (c’est là que mes parents habitent toujours, d’ailleurs). J’ai passé beaucoup de temps à aller me louer des BD. Vers l’âge de 10-12 ans, si ma mémoire est bonne, j’ai découvert Sammy, Robin Dubois, Léonard. J’adorais.

J’aimais particulièrement Sammy. Je tripais parce que l’action se déroulait dans un Chicago des années 1930 avec plein de criminalité et de contrebande. Les histoires tournaient autour de deux ex-policiers qui s’étaient recyclés en gardes du corps (nommés «gorilles» dans la BD). Il y avait des pistolets-mitrailleurs «Thompson» en masse! C’est dans les mêmes années que je me suis intéressé au film de Dick Tracy. Moi, j’y vois un lien.

Une fois par année ou presque, nous allions chez mon oncle Benoît, dans le temps où il habitait à Saint-Agapit. Il possédait énormément de BD lui aussi! Je fouillais dans sa bibliothèque et découvrais des BD dont je n’avais jamais entendu avant: «Rubrique-à-Brac», Gaston Lagaffe, Perceval. Par la bande, étant adulte, j’ai eu plus tard le gout de lire le magazine «Fluide Glacial». Merci Benoît.

Rendu au secondaire, j’ai commencé à lire des recueils du magazine «Spirou». Les recueils ne coutaient presque rien (15$ à l’époque). L’avantage était qu’ils me permettaient de lire des BD variées et d’élargir mes horizons littéraires rapidement.

C’est ainsi que j’ai connu «le petit Spirou», «Soda», «Les femmes en blanc» et plusieurs autres. C’est avec «Soda» que j’ai commencé à m’intéresser plus à l’image dans la BD, au traitement plus cinématographique que les cases arrivaient à donner à l’action.

Les dimanches, nous allions aussi régulièrement dans des magasins à grande surface et il n’était pas rare que je revinsse avec un album supplémentaire à ajouter à ma collection. Souvent, je prenais un Spirou des auteurs Tome et Janry. Il me semble que le premier que j’ai acheté de cette série était Spirou à Moscou. J’ai adoré toute la série de ces auteurs, notamment «Virus», «Spirou à New York», «Vito la déveine», «Luna fatale», pour n’énumérer qu’eux.

Dans les mêmes années, je me suis mis à lire des manga.

Le choc.

J’ai tripé fort et longtemps sur Dragonball. Je me rappelle, j’étais au début de mon cégep quand je suis parti à pied au centre commercial pour finalement acheter le numéro final de la série (#42)! J’ai aussi lu des «Ranma 1/2» (que je lis encore d’ailleurs!). Je fais tout mon possible pour compléter ma collection des 48 numéros sans que ça me coute les yeux de la tête. Mais il faudra bien que je me rende à l’évidence que je devrai possiblement me procurer les derniers numéros neufs avant qu’il n’en ait plus en magasin, car je crois qu’ils commencent à se faire rares malgré le fait que «Ranma 1/2» soit un classique…

Dans mon adolescence, je louais souvent des «anime» au club vidéo avec un ami. C’est comme ça que j’ai connu le chef d’oeuvre «Akira». Je crois que c’est avec «Akira» que j’ai eu le gout de lire des histoires plus adultes, plus matures, avec des thèmes plus crus. Ça parlait, de gang de rue, de drogue, d’apocalypse, de 3e guerre mondiale, de destruction massive de Tokyo (et enfin de celle de Neo-Tokyo). J’étais loin de Tintin… C’est avec cette BD que j’ai commencé à apprécier le travail de minutie, de réalisme et de rythme en BD.

Depuis, je n’ai jamais arrêté de lire cette littérature japonaise. J’en découvre de nouvelles et je redécouvre des classiques tels que Osamu Tezuka. Je me suis même rendu compte que les manga m’avaient déjà marqué depuis ma plus tendre enfance. Jeune, j’écoutais beaucoup les dessins animés provenant du Japon. «Astro le petit robot», «Dematan», «Candy», tous provenaient de manga à succès.

Plus récemment, je me suis intéressé au côté pédagogique de la BD. J’utilise dorénavant la BD dans un des cours que j’offre en 3e secondaire. Ça me donne la possibilité d’approfondir les connaissances que j’avais déjà, de découvrir de nouveaux titres, de nouveaux auteurs, et de partager ma passion avec mes élèves. Je trouve très intéressant que mes élèves n’y connaissent pas grand-chose, car ça leur donne tout le loisir de découvrir ce beau moyen de divertissement et, éventuellement, ce bel art.

One Outs

Je me suis tapé toute la série de «One Outs», un anime psychologique dans le style de «Akagi», «Death Note» et «Kaiji». «One Outs» c’est l’histoire d’un génie du baseball, un lanceur, qui sera recruté après avoir perdu un pari durant une partie de One Outs. En bref, le jeu de One Outs est un jeu où un lanceur se prend en duel avec un seul batteur. Si le batteur réussi à claquer la balle hors du champ intérieur, ce dernier gagne. Par contre, si le lanceur retire le batteur au bâton, c’est alors lui qui gagnera. J’ai bien aimé le côté intello de la série. Elle nous offre des énigmes stratégiques très intéressantes. Un feeling un peu comme dans Kaiji, mais sans le côté personnel et émotif. Certes, il y a beaucoup de tension, mais ça rend le tout intrigant plutôt que stressant. Les épisodes sur les matchs contre l’équipe des Bugaboos m’ont spécialement fascinés et intrigués. C’est fou à quel point il peut y avoir de la tactique quand vient le temps de gagner des matchs! Très bonne série!