Ce que Marc Favreau pensait de la langue française

C’est après avoir répondu à un billet sur le Philoblogue ayant pour sujet la langue française, que j’ai eu le goût de faire cette citation que je trouve très à propos en cette journée de deuil.

« Je vous en prie, ne donnez pas votre langue au chat. Elle est trop précieuse, elle est notre instrument de survie.

À travers toutes vos matières à enseigner, de tous ces chats que vous devez fouetter, le plus récalcitrant sera toujours notre langue : c’est plus qu’un chat, c’est un tigre!

On n’en a jamais fini de l’apprivoiser!

Dites à vos élèves qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils partagent un français bien vivant avec des millions d’étudiants, dans 52 pays, que leur langue se doit d’être claire, nette et précise, car il en va de l’image que projette le Québec à l’étranger.

Nous attendons de vous, chers professeurs, que vous appreniez à nos petits-enfants, en toute sincérité, que rien n’est facile, que le passé n’a jamais été très simple, que le présent est plutôt vindicatif et que leur futur sera toujours conditionnel.

Notre langue, toute en images, nous offre un aspect ludique.

Faites en sorte qu’ils jouent avec les mots, qu’ils y trouvent du plaisir.

Apprendre, parler, conjuguer, accorder, discourir, rédiger, s’exprimer dans une langue aussi complexe que la nôtre, quel bonheur!

Et quelle joie d’en savourer toutes les nuances et les subtilités! »

4 thoughts on “Ce que Marc Favreau pensait de la langue française

  1. Quelle perte pour le Québec (ainsi que toute la francophonie)… Le texte que je préfère de Sol traite des dictatures (mais le titre m’échappe). Son talent pour jouer avec les mots est tout simplement épatant et inégalé.

  2. Autre commentaire de Marc Favreau paru dans le Devoir (2-3 décembre 2000) -Source: Wikiquotefr.wikiquote.org/wiki/Mar…

    [Au sujet de la langue] Je le crois. Je ne suis ni optimiste ni pessimiste, mais plutôt réaliste sur cette question. Je me rends compte que les jeunes aiment la langue. On peut dire qu’ils parlent mal et s’expriment mal, sans toutefois perdre de vue que le langage de la rue a toujours été un peu trivial et un peu n’importe quoi, de tout temps. Les jeunes s’intéressent au langage à travers un courant musical comme le rap : ça n’a l’air de rien le rap, mais ils en font pour l’amour des mots. Non seulement il s’expriment, mais ils le font d’une façon qui est loin d’être moche. J’ai tout à fait confiance en l’avenir à ce sujet.

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