Travail de session pour mon cours d’Idéologies politique du Québec – la Souveraineté du Québec

Voici un travail de session dans lequel j’ai mis beaucoup d’effort, Lorsque mon enseignant m’a donné ma note, j’étais à la fois fier et surpris. A+. Je n’en croyais pas mes yeux!

Puisque mon travail a été si bien apprécié, c’est avec plaisir que je le partage avec le reste du monde! 🙂

Le voici
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4 avril 2006

Introduction

Je crois profondément qu’il est important de savoir de quoi on parle lorsque l’on entame une conversation argumentative. La logique veut que, pour avoir des arguments et ainsi débattre sur un sujet, il faut du moins en connaître quelques facettes, quitte à façonner ses connaissances et son opinion lors du débat lui-même. Il existe un sujet sur lequel j’ai souvent le goût de débattre, mais, à cause de mes connaissances limitées en la matière, la discussion termine souvent en queue de poisson, faute d’arguments. « La Souveraineté du Québec » est un sujet un peu difficile à aborder puisqu’il anime des passions profondes de la part des deux camps. Ce travail est pour moi la chance rêvée de peaufiner mes connaissances sur ce sujet et de finalement fonder mon opinion de façon concrète et solide. Pour ce faire, je énumérerai les arguments « contre la Souveraineté » du Parti Libéral du Canada ainsi que les arguments « pour la Souveraineté » du Conseil de la Souveraineté du Québec. Enfin, je comparerai les arguments de chacun pour ensuite en analyser et en évaluer la profondeur.

Les arguments « contre la Souveraineté du Québec » du Parti Libéral du Canada (PLC)

Le Canada est un pays souple qui favorise le développement économique et social du Québec.

Premièrement, le Québec ne devrait pas quitter le Canada puisque le Canada est classé au premier rang concernant la qualité de vie de ces citoyens. Le PLC soutient que c’est dans un fédéralisme canadien que le Québec s’est fortement développé. Dans les années soixante, il se serait doté d’un État moderne et d’une vie culturelle débordante. Dans les années soixante-dix, le Québec s’est hissé en tête des domaines de la démocratisation et de l’éducation. Finalement, dans les années quatre-vingt, il a conquis le pouvoir économique et a accru considérablement sa présence au niveau international. Le PLC croit, considérant ceci, que les « séparatistes » induisent en erreur la population québécoise. Le Canada n’est pas un frein pour la croissance économique et sociale des Québécois, mais bien un tremplin pour celle-ci.

Le Canada est capable de reconnaître le caractère distinct du Québec.

Le PLC pense clairement que la fédération canadienne reconnaît, et reconnaissait bien avant Meech, le caractère distinct du Québec et l’importance pour le Canada de préserver le fait français. Ils affirment que, dès 1867, la Loi constitutionnelle garantissait l’usage du français au Parlement et devant les tribunaux. De plus, la Loi constitutionnelle de 1982 a fait du français une des deux langues officielles du Canada. Bref, la Confédération a permis au Québec de se doter de lois assurant la promotion et la protection du français au Québec. Ensuite, le PLC dit que le Québec est en contrôle des domaines qui font qu’il peut s’épanouir et marquer sa différence : le système d’éducation, ainsi que le système juridique basé sur le Code civil. Le fédéralisme a aussi permis au Québécois de se doter d’une multitude d’outils nécessaires à leur développement : un système de sélection des immigrants pour faciliter leur intégration à la société québécoise, le Régime des rentes et la Caisse de dépôt et placement ainsi que la possibilité pour le Québec de conclure des ententes directement avec la France et la Belgique. De plus, le Québec peut siéger aux sommets de la Francophonie. Le PLC affirme aussi que selon les statistiques de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), le Canada est l’un des pays les plus décentralisés qui soient . Par toutes ces preuves, le Canada contribue à l’épanouissement du français en Amérique du Nord.

La péréquation est importante.

Le PLC affirme qu’en cas de crise, les provinces pourront compter sur l’aide de la péréquation pour se sortir du pétrin puisque c’est « la police d’assurance » des provinces. Le PLC confirme que le Québec a reçu 4 milliards de dollars à titre de paiement de péréquation en 2004 – 2005. Cette année-là, les transferts fédéraux ont totalisé non loin de 9,2 milliards de dollars. La péréquation est là pour : « promouvoir l’égalité des chances de tous les Canadiens dans la recherche de leur bien-être, favoriser le développement économique ainsi que fournir à tous les Canadiens des services publics essentiels et à un niveau de qualité respectable. » Le PLC avance que la raison pour laquelle les « séparatistes » qualifient ce système de prime à l’appauvrissement, c’est qu’ils cherchent à choquer l’opinion publique. En fait, le Québec ne pourrait pas être en meilleure posture pour offrir ces assurances. Les « séparatistes » dupent la société québécoise avec leurs excès et leurs exagérations. La péréquation est là pour assurer aux Québécois que le Canada ne les laissera pas tomber lorsqu’ils connaîtront des difficultés temporaires. Pour cette raison, le Québec se doit de rester au Canada.

Les deux paliers de gouvernement sont essentiels.

Les contribuables ont exigé que les gouvernements fassent plus avec moins, et donc, le gouvernement du Canada s’est engagé à réduire les chevauchements inutiles entre les paliers. À cet effet, des plans d’action ont été signés avec huit des dix provinces canadiennes. Le Gouvernement du Canada est conscient que, dans certains domaines, les actions des deux gouvernements se complètent très bien. Le Québec s’est, entre autres, doté de délégations à l’étranger. Ceux-ci jouent un rôle complémentaire aux ambassades canadiennes. Cela permet au Québec de signer des ententes et de faire la promotion de sa culture. De plus, les deux niveaux de gouvernement ont des rôles distincts, mais importants, eu égard à la protection de l’environnement : le fédéral s’occupe des problèmes transfrontaliers et les provinces d’occupent des problèmes environnementaux sur leur propre territoire. Les deux paliers de gouvernement sont donc essentiels au bon fonctionnement du pays.

Le Canada fait l’envie de tous pour sa qualité de vie.

Le PLC affirme que le Canada dispose des programmes sociaux qui sont parmi les plus généreux qui soient. De plus, il dispose d’un des meilleurs systèmes de santé (ce qui fait l’envie des Américains). Ensuite, le Canada connaît présentement le taux de croissance économique le plus élevé des pays du G-8. Il est aussi un des pays où les droits des citoyens, particulièrement ceux des minorités linguistiques, sont les mieux protégés. Cela prouve que le système canadien est un système efficace, qui a fait ses preuves et qui répond aux valeurs de tous les Canadiens. Les Québécois n’ont donc aucune raison de quitter le Canada.

La devise canadienne comme monnaie officielle.

Le PLC ne nie pas l’éventuelle possibilité pour le Québec d’utiliser la devise canadienne. Selon le PLC, un Québec séparé pourrait utiliser la devise canadienne comme monnaie, mais il y serait désavantagé puisqu’aucun pays qui utilise des devises étrangères ne se classe parmi les meilleurs pays du monde… Le Québec ne serait donc pas avantagé par une séparation.

La Souveraineté = Séparation.

Le PLC voit aussi un désavantage politique pour un Québec séparé. Premièrement, un Québec séparé n’aurait plus 75 députés à la chambre des communes pour représenter et défendre les intérêts des Québécois. De plus, le Québec n’aurait plus de possibilité d’avoir un Premier ministre du Canada québécois. Bref, l’influence du Québec sur la politique canadienne, y compris les politiques financières et monétaires, se ferait de plus en plus mince. Cela signifie de plus que le Québec n’aurait plus aucun contrôle sur ses taux d’intérêt.

La citoyenneté canadienne.

La seule façon qu’ont les Québécois de s’assurer de garder la citoyenneté canadienne est de refuser la séparation du Québec. Selon le PLC, ce ne sera pas le Québec qui décidera si les Québécois peuvent garder la citoyenneté canadienne, mais bien le Parlement canadien! De plus, Il trouve illogique certains Québécois souhaitent à la fois se séparer du Canada et garder la citoyenneté canadienne. Le PLC affirme que les séparations sont toujours déchirantes et chargées d’émotions. Rares sont ceux qui en sortent enrichis. Le PLC dit qu’une séparation ne se fera pas sans douleur. Le Québec se doit, pour son bien-être, de rester au Canada.

L’avenir du Québec international.

Ensuite, le PLC argumente en disant que l’adhésion du Québec à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et au General Agreement on tariffs and Trade (GATT) ne se fera pas automatiquement. Même s’il y était accepté, le Québec souverain aurait de la difficulté à faire face aux demandes des autres pays puisqu’il se retrouverait en position de faiblesse. Le PLC soutient aussi que la période d’adhésion à l’ALENA et au GATT, serait une période très difficile pour les entreprises exportatrices du Québec. Finalement, le Canada offre aux Québécois le privilège de pouvoir d’aller s’établir dans n’importe qu’elles provinces pour aller y travailler, ce que ni l’ALENA, ni le GATT ne permettraient. Ensuite, selon le PLC, un Québec souverain se priverait des tous les avantages de l’appartenance au G-8. De plus, il serait impossible pour le Québec d’adhérer à l’Asia-Pacific Economic Cooperation (APEC), ce qui est, en ce temps d’énorme croissance économique, un atout majeur pour le Canada. Présentement, le Québec bénéficie grandement de l’influence et du prestige du Canada. Le PLC doute fortement qu’un Québec séparé puisse bénéficier d’une telle opinion mondiale.

Le territoire d’un Québec souverain serait à discuter.

Rien dans la Constitution canadienne ne prévoit en ce qui concerne les nouvelles frontières qu’aurait un Québec séparé. Il n’existe aucune disposition à ce sujet. Les autochtones contestent l’indivisibilité du Québec et maintiennent que si le Québec est capable de se séparer, ils le pourraient aussi. Donc, pour ne pas perdre leur territoire, le Québec se doit de rester uni au Canada.

La dette d’un Québec souverain.

De plus, un Québec séparé serait aux prises avec une dette totalisant plus de 100 milliards de dollars. Si nous calculons la dette en rapport avec la population, elle ferait du Québec le pays le plus endetté du monde. Le PLC affirme que ça serait un risque très important d’accepter ce fardeau en échange d’une aventure peu certaine. Considérant ceci, le Québec a avantage à rester uni au Canada.

Les fonctionnaires québécois.

Il existe présentement environ 50 000 fonctionnaires fédéraux qui travaillent au Québec et un autre 50 000 qui travaillent dans des agences fédérales ou dans les forces armées. Or, avec la Souveraineté, ces employés se retrouveraient au chômage du jour au lendemain. Un Québec séparé ne serait pas capable d’embaucher tous ces travailleurs, mais leur offrirait seulement une priorité d’embauche. Donc, la séparation du Québec engendrait des milliers de pertes d’emploi. Par respect envers ces travailleurs, le Québec se doit donc de rester dans le Canada.

Les arguments « en faveur de la Souveraineté du Québec » du Conseil de la Souveraineté du Québec (CSQ)

Le Québec possède un territoire immense et riche.

Selon le PCSQ, le Québec a déjà toutes les particularités d’un pays autonome. Premièrement, le Québec possède un territoire très riche en ressources minières, hydriques et forestières. Ces richesses sont comptées comme parmi les plus abondantes du monde entier. De plus, d’un point de vue géographique, le territoire du Québec est très étendu. Seuls dix-huit pays possèdent un territoire plus vaste que le Québec. Le Québec couvre une superficie totale de 1,6 million de km2, ce qui en fait un territoire avec plein de potentiel d’exploitation.

Le Québec possède déjà une population hautement scolarisée.

Une population instruite est à la base d’une société évolutive et prospère. Au Québec, 76% de la population détient un diplôme de niveau secondaire et près de 12% détient un diplôme universitaire. Toutes proportions gardées, on peut comparer ces taux avec certains des pays les mieux instruits au monde : 10% de diplômés universitaires en Finlande, 7% en Belgique et 6% en Italie. Au Québec, résident environ 7,4 millions d’habitants, ce qui est plus que la population de 120 pays qui siègent déjà à l’ONU.

Le Québec possède une économie moderne et compétitive.

Troisièmement, le Québec est en excellente posture économique. Sa situation géographique le place à proximité des plus grands marchés mondiaux. Il est possible pour les producteurs de toucher une population de plus de 100 millions d’habitants à seulement 1000km autour de Montréal. Le Québec n’aurait donc aucun problème à trouver des consommateurs potentiels pour ses différents produits. Ensuite, en terme de capacité économique, on peut comparer le Québec à plusieurs pays européens prospères tels que la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suisse, l’Autriche et la Suède. Le produit intérieur brut (PIB) du Québec dépasse les 188 milliards de dollars et son PIB par habitant surpasse la moyenne des pays faisant partie de l’OCDE avec 6% d’écart. Bref, le Québec répond à toutes les exigences d’un pays : une géographie riche et étendue, une population instruite et populeuse, ainsi qu’un potentiel économique plus qu’intéressant.

À la recherche d’une véritable liberté politique.

En faisant la Souveraineté du Québec, celui-ci atteindra un niveau de contrôle politique jamais atteint à ce jour. Toute nation qui est libre se gouverne elle-même. Les lois de cette même nation se doivent d’être votées par les citoyennes et citoyens et non imposées. Le développement et l’épanouissement de la nation en dépendent. Au sein du Canada, le Québec n’a cessé de perde du pouvoir décisionnel depuis la Confédération. Avant 1840, les Canadiens-français constituaient la moitié du peuple canadien. Depuis 1867, le Québec est devenu une des quatre provinces du Canada, et, au cours des années suivantes, l’une de ses dix provinces. Avec le temps, le pouvoir décisionnel du Québec s’amoindrit. Bref, pour regagner du pouvoir sur les décisions gouvernementales, la Souveraineté est nécessaire.

Le désir de développer pleinement le potentiel économique et social du Québec.

Le PCSQ dit aussi que si le Québec obtient sa souveraineté, il pourrait finalement mettre la main sur les quelques 33 milliards de dollars perdus dans le système fédéral et ce, à chaque année. Il serait donc possible pour le Québec de gérer lui-même son argent sans qu’il ait à le quêter à Ottawa constamment. Le Québec pourrait ainsi décider librement de ces priorités budgétaires, qui lui sont nécessaires pour arriver à assurer pleinement ses responsabilités en matière de développement économique, social et culturel. Cette nouvelle disposition empêcherait aussi le fédéral à venir mettre son nez dans les juridictions provinciales, ce qu’il fait de plus en plus régulièrement : en santé, en éducation et dans les dossiers municipaux.

La Souveraineté pour la sauvegarde de l’identité culturelle francophone en Amérique du Nord.

La Nation que forment les Québécois, est très fragile. Les Québécois forment un peuple qui, avec le temps, risque de s’effriter, pour finalement disparaître tranquillement. La seule façon de ne plus ressentir les nombreuses pressions faites par la majorité anglophone américaine, est de devenir majoritaire dans un pays souverain. Ainsi, la Nation québécoise, dont les assises sont assez fortes, pourrait arriver à bloquer plus efficacement la régression culturelle que vit le peuple québécois actuellement. La Souveraineté du Québec est la seule solution pour empêcher que le sort des franco-manitobains et des franco-ontariens ne se reproduise pas en terre québécoise.

La Souveraineté pour que la nation québécoise puisse défendre ses intérêts au niveau international.

En raison de son statut de province, le Québec est confiné à traiter uniquement de certains domaines avec les autres pays. Le Québec est donc incapable de faire valoir son point sur la scène internationale comme il le souhaiterait. Pour que celui-ci puisse se retrouver sur le même pied d’égalité avec les autres nations du monde, le Québec se doit de devenir souverain. En devenant un pays à part entière et en étant reconnu comme tel, le Québec pourra enfin traiter librement et directement avec les autres pays de ce dont il a envie.

Analyse de l’argumentation du PLC contre la Souveraineté du Québec

Lorsque nous analysons de plus près les arguments du PLC, il nous est possible de voir deux grandes tangentes argumentatives : miser sur les réalisations passées et miser sur la « peur » d’une séparation. Effectivement, cette structure argumentative ne fait pas, à mon sens, des assises très solides. Voyons ces deux tangentes de plus près.

La tangente des réalisations passées.

Le PLC mise énormément sur le fait que le Québec est bien dans l’encadrement fédéral. Il ne cesse de vouloir démontrer, peut-être maladroitement, que le Québec a su se développer de manière substantielle dans un cadre confédératif, uni au Canada. Il laisse sous-entendre que c’est en partie à cause du fédéralisme canadien que le Québec a su se développer autant. Il soutient que les séparatistes induisent la population dans l’erreur, car la fédération canadienne a tant fait pour le Québec. Dans le discours du PLC, tout semble avoir été donné aux Québécois, sans batailles, par pure bonté et grandeur d’âme. Que dire des nombreuses lois qui protègent la langue française? Que dire du droit de véto du Québec dans les domaines de l’éducation et de la culture? Que dire des trois juges de la Cour suprême qui sont Québécois? Que dire du système de péréquation qui assure le bien-être de tous les Canadiennes et Canadiens? C’est sur ces points que le PLC met l’accent, comme si un père aimant et généreux ne devait jamais être quitté par ses enfants… Le PLC tente par cela de créer une gêne chez les Québécois qui essaieraient de trop en demander, qui auraient un peu trop d’ambitions. Malheureusement, la stratégie de parler des réalisations passées vient en contradiction avec le but lui-même de la Souveraineté qui est de planifier un avenir. Le PLC ne devrait-il pas dépenser son énergie à parler de ce qu’il pourrait faire pour le Québec au lieu de parler de ce qu’il a déjà fait?

La tangente de la peur.

Ce qui est omniprésent dans le discours antisouverainiste, c’est l’apport sentimental qui est donné au fait de « se séparer ». EIle n’est pas anodine la raison pour laquelle le PLC parle des souverainistes comme étant des « séparatistes ». Personne n’aime être séparé. La séparation est un sentiment plus souvent associé qu’autrement à la douleur et à la tristesse qu’à la libération et à l’apaisement. La souveraineté est bien trop associée à la prise de contrôle, de l’émancipation : mieux vaut utiliser un terme qui frappe plus l’imaginaire. Non seulement, le PLC utilise le terme « séparatiste », mais il utilise aussi un système d’argumentation basé sur le potentiel d’une « souveraineté-catastrophe » : la souveraineté est tellement risquée que les Québécois ne devraient pas s’y aventurer. Il évoque, entre autres, l’incertitude des résultats d’une éventuelle souveraineté : incertitude au niveau du territoire, de la citoyenneté, de la devise, de l’éventuelle santé économique, des éventuelles relations internationales ainsi que des pertes d’emploi massives potentielles. Cette stratégie donne des résultats, mais est très faible du côté de l’argumentation. Effectivement, le PLC tente de frapper l’imaginaire des gens pour inciter ceux-ci à ne pas quitter la fédération canadienne. Ce ne sont donc pas des arguments « pour » le Canada, mais bien « contre » la Souveraineté du Québec.

Analyse de l’argumentation du Conseil de la Souveraineté du Québec pour la Souveraineté du Québec

Lorsque nous analysons de plus près les arguments du CSQ, il nous est possible d’identifier deux grandes tangentes argumentatives : la conviction que le Québec possède déjà tous les atouts d’un pays et le désir de faire émanciper la Nation québécoise. Voyons ces deux tangentes de plus près.

La tangente de la conviction que le Québec possède tous les atouts d’un pays.

Ce qu’il y a d’intéressant avec cette tangente, c’est tout d’abord qu’elle est basée sur des statistiques et des données vérifiables, mais en plus qu’elles ne sont pas des attaques contre les fédéralistes. À mon avis, c’est un atout fort pour une argumentation solide. Ce qui est plus problématique, c’est que certaines mises en garde faites par le PLC ne sont pas prises en compte. Je pense notamment à la problématique de la future dette et aussi celle du territoire incertain d’un Québec souverain. Malgré cela, je crois que cette série d’arguments est essentielle au discours du Conseil de a Souveraineté du Québec puisqu’elle démontre qu’une Souveraineté est « possible ». C’est la première étape de leur argumentation et je crois qu’elle est très importante pour que les gens soient éventuellement en accord avec le rêve de la Souveraineté.

La tangente de l’émancipation de la Nation québécoise.

Là où le conseil se tire dans le pied, c’est dans la partie argumentative où il fait référence à la Nation québécoise. Le problème ne réside pas dans le désir de « l’émancipation politique, économique et sociale », mais bien dans l’utilisation du terme « Nation québécoise ». Je trouve que l’utilisation de cette notion est très problématique puisque plusieurs Québécois ne se sentent pas nécessairement comme faisant parti intégrante de cette Nation. Avec le phénomène de l’immigration et de l’ouverture sur les autres cultures du monde, les Québécois « pure laine » se font de plus en plus rares. Ces arguments sont donc enclins à ne s’adresser qu’à une seule partie de la population du Québec. De plus, parler de Nation québécoise est un discours qui semble porter plus sur une idéologie qui fait appel à des sentiments nationalistes que sur de véritables arguments béton. Ces arguments tentent de réveiller une passion sociale, mais elle s’adresse à une population qui ne semble pas prête à se mobiliser pour la cause. Si on se fie aux résultats du dernier référendum sur la Souveraineté du Québec : il eut peu de réactions… L’émeute éclate lorsque le Canadiens de Montréal gagne la coupe Stanley et non-pas quand un Référendum est tranché par une différence de 1%. À mon avis, l’argument de l’émancipation de la Nation québécoise est dépassé et doit être renouvelé et actualisé pour arriver à toucher le plus de gens possible.

Conclusion

Bien que les opinions politiques soient très personnelles, je crois qu’il est essentiel que chacun s’intéresse et se questionne à leur sujet. Lors de ce travail de recherche, j’ai pu répondre à certaines interrogations que j’avais face à la Souveraineté du Québec. Comme c’est un sujet qui me tient à cœur, j’ai trouvé important que je m’informe pour que je puisse avoir prochainement, un discours argumentatif concis, cohérent et surtout convaincant! En analysant les arguments du Parti Libéral du Canada et ceux du conseil de la Souveraineté du Québec, je me suis rendu compte que chacun avait des forces et des faiblesses argumentatives, ainsi que certains arguments s’adressaient principalement aux émotions des gens plutôt qu’à leur simple logique. J’ai pris conscience de l’importance qu’il fallait accorder aux deux opinions, car chacun offre une vision différente d’un Québec souverain. En somme, je crois que pour dispenser d’un discours qui se tient et qui est fort du côté des arguments, il faut tout d’abord avoir le désir de s’informer sur le sujet en question. En tant que futur enseignant en histoire et en géographie, je prendrai sur moi la responsabilité de développer l’esprit critique des jeunes que je côtoierai, ainsi que leur désir d’approfondir leurs connaissances sur la politique. C’est un sujet trop important pour qu’ils ne s’en soucient pas.

18 thoughts on “Travail de session pour mon cours d’Idéologies politique du Québec – la Souveraineté du Québec

  1. Si tu as le goût de me payer des ailes de poulet du Lala, je serais heureux de continuer la réflexion avec toi. En toute objectivité…. évidemment!

  2. Et si TU me payais des ailes au LALA? JE serais heureux de continuer la réflexion avec toi? 😉

    Faudrait se trouver un temps pour faire ça! 🙂 Ya un moment où les ailes sont pas chères?

    Sinon il y a le St-Hub le Jeudi à 35¢/l’aile 😉

  3. J’ai survolé la toile pour tenter de me faire une idée de l’impact du changement du programme en histoire au secondaire. À ce titre, à bout de souffle dans la cacophonie (Le Devoir, La Presse, les spécialistes, les pédagogues, les politiciens, Denise Bombardier…,je te demande : As-tu étudié, toi aussi, la question?

  4. En réponse courte, non. Tout ce que j’ai à dire, c’est que la compétence NUMÉRO 1 des enseignants est d »’Agir en tant que professionnel héritier, critique et interprète d?objets de savoirs ou de culture dans l?exercice de ses fonctions ». J’agirai donc dans ce sens… Si ce n’est pas le Ministère qui m’oblige à parler des conflits importants… Je le ferai. Ne pas donner le choix aux enseignants, c’est les prendre pour des cons, comme si on ne savait pas faire la part des choses, comme si on n’était pas capable de faire un choix nous même.

    Ça me fait penser au livre sur la Souveraineté que le Conseil de la Souveraineté a essayé d’intégrer dans les écoles… En tant que futur enseignant, je suis insulté. Je suis CAPABLE de voir les deux côtés de la médaille au sujet de la Souveraineté (ce présent billet d’ailleurs), alors pourquoi ne pas me donner les outils adéquats (des deux côtés… qu’ils se forcent un peu les Fédéraliste bon sang!) pour que je puisse animer un débat avec tous les morceaux du  »puzzle »?.

    La Souveraineté c’est un sujet TRÈS important. Ça divise beaucoup de gens et chaque Référendum change l’histoire du Québec d’une façon très profonde qu’on soit d’un côté ou de l’autre! On se plaint que nos jeunes ne vont plus voter, qu’ils ne s’intéressent plus à la politique… BEN CRISS: ON EN PARLE PAS! Pourquoi devrions-nous fuir les débats? Si nos jeunes savaient argumenter et si on leur en donnait la chance, la vie changerait pour le mieux j’en suis sur.

    On a la chance d’avoir un livre qui parle de la Souveraineté du Québec, vulgarisé (WOW!), dans lequel il y a des arguments clairs et complets. C’est sur que j’en veux une version! S’il y a de la basse propagande, ça sera à moi de le déceler et de modifier les textes en conséquence. Politisons nos enfants, donnons leur la possibilité de prendre place au débat. Arrêtons de cacher l’information… qu’elle soit accessible à tous plutôt!

    Argh… Désespoir Gérard Je crois que je vais en faire un billet 😉

  5. J’ai beaucoup apprécié ton argumentation, tu m’a offert plusieurs arguments très utiles et précis. Merci beaucoup pour tes efforts:)

  6. Je suis très content d’avoir trouvé ce texte sur internet, merci à tous. En passant très bon texte, tu ne montre pas ton point de vue

  7. Mon but n’était pas d’exposer mon opinion, ce qui aurait été complètement inutile… mais bien d’exposer les différents arguments des deux côtés. C’est à vous, chères lecteurs/trices de vous faire une opinion à la lumière de mon texte! 🙂

  8. Eh bien je sais pas si vous avez remarqué mais votre travail est une grande aide pour beaucoup d’autres travails… nous sommes aussi en secondaire 3 et on fait un débat en classe sur cette chose… voilà.. nous tenions absolument a vous laisser un commentaire -message (peu importe) et c’est fait 🙂
    Ton travail cégepial ( nouveau mot:$) nous a été d’une grande aide et nous sommes fortes contentes de ton splendide résultat! 🙂 continue comme ça

  9. Bonjour les filles! Ça me fait plaisir de savoir que mon travail (datant maintenant de trois ans presque jours pour jours!) vous a été d’une grande aide! n’oubliez-pas de me citer! 😉 Et en passant, c’est un travail d’Université et non pas de CEGEP! Héhéhé Bonne chance pour votre travail!

  10. Bonjour! Moi, je suis au cégep et nous devons justement faire un débat sur la souveraineté…Comme je m’y connais très peu et que je dois évidemment m’appuyer sur des sources fiables pour bâtir un dossier critique, je me demandais si vous ne pouviez pas me préciser quelques références utlisisées lors de vos recherches. Je pourrais ainsi rassurer mon prof! ;)Merci infiniment.

  11. Je te remercie pour ce texte Objectif qui relate les vérités sur les 2 "pôles" du Québec libre… Ceci m’a beaucoup aidé a forgé mon idée pour mon travail de politique Au cégep merci et bonne continuation 😛

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