Sans «A», Concours de texte – Le Baron

Nous avons monté un petit concours de texte avec les différentes équipes de camp de jour. Le défi est de décrire, dans un texte continu, une journée de camp de jour sans utiliser une seule fois la lettre «a» dans tout le texte. Voici ce que le camp du Baron nous a redonné:

Sur notre site, cet été, des gestes routiniers importent pour que le tout soit ordonné. Dès sept heures moins quinze, trois personnes merveilleuses sont prêtes, font d’elles des réceptionnistes hors du commun, sourient joyeusement et disent fièrement un joli « bonjour ! » lors de l’entrée des jeunes et de leurs géniteurs ou tuteurs, leurs frères, leurs soeurs, leur pépé, leur mémé, leur oncle ou bien même l’épouse de celui-ci, bref celui ou celle qui détient l’honneur d’emmener les petits Jérémie et Florence (les noms et/ou prénoms ont été modifiés pour que ces jeunes et leurs foyers respectifs puissent rester incognitos, donc pour leur sécurité…)… (Ne nous éloignons point trop de notre sujet premier…) Toujours est-il, donc, que ces trois individus féériques font que les jeunes perdent leur mémoire : ils sont loin de leur père, de leur mère, de leur domicile, de leur nintendo ou de leur piscine… Bref, de ce qui compte le plus, pour eux… selon eux… Et puis, s’en rendent-t-ils comptent, quelque peu ? Non.

Il est utile de préciser que plusieurs employés viennent bosser en vélo. Ce moyen de locomotion est fort utile, et plusieurs éléments peuvent prouver cet énoncé. Effectivement, il est plus vite de rouler sur son vélo que de promener ses pieds sur ce chemin de ciment tout gris et horrible, celui qui borde les rues (ou qui n’existe point…) (ce qui peut prendre une éternité), pour se rendre sur notre lieu de bénédiction… ou de boulot… De plus, une bicyclette ne pollue nullement, et puis une voiture c’est de l’essence envoyée vers le ciel inutilement, lorsqu’on vit si près du but, (donc ici, du site sur lequel on désire se rendre…) Ensuite, physiquement, le vélo éveille nos muscles et notre esprit, il permet le bon fonctionnement de tout notre système, notre c?ur s’émerveille dès le début de notre journée. Toujours est-il essentiel de préciser que le vélo est un engin qui est bien plus petit qu’une voiture, donc qu’il est nettement moins difficile de le mettre où on veut… Quoi que notre lieu de bénédiction ne comporte que deux endroits où l’on peut les immobiliser sur leur béquille de sûreté… (Ces endroits, je décide que nous les nommerons des « pose-pneus », c’est joli, non ?) Donc, tous nos vélos sont bien collés, bien ensemble tels ces jeunes couples qui n’ont point l’intention de se disperser ; qui, mutuellement, font que le c?ur de l’être chéri s’émerveille, un peu comme lorsque l’on force sur notre vélo, en début de journée ! > > Huit heures pile, notre respo (qui porte joyeusement le superbe nom du singe bleu que l’on peut voir sur notre téléviseur lorsqu’on visionne le film « Le roi lion » de Disney… (Et « Le roi lion deux »…) (Et « Le roi lion Un et demi »…) Nommons donc ce respo « Singe du Roi Lion de Disney », tiens tiens ! ) se rend sur le site. Dès lors, il vérifie que sur le site, nulle brisure de verre ne gise sur le sol ou sur l’herbe, brisures que quelques voyous féroces (et/ou un peu cons) ont brisés, le soir précédent, « rien que pour le fun… Come on… », comme ils disent. Ensuite, « Singe du Roi Lion de Disney » entre et observe tout le site pour délibérer : est-ce que le concierge nettoie bien, en notre non-présence, oui ou non ? Oui. Puis, il orchestre une réunion, celle qui doit être tenue dès huit heures trente… > > Huit heures trente, enfin. Les personnes que plusieurs jeunes, trop bien encrés sur leurs pupitres, qui vivent longuement ce pénible séjour derrière les murs de leur école, (dix mois, c’est long !) nomment « professeurs », bien innocemment (doit-on réellement le préciser ?), se pointent le bout du nez (on peut les nommer moniteurs. Ou on peut les nommer instructeurs. Choisissez ! Bon… nous choisirons, puisque vous insistez !) et se tirent une bûche non loin de ce meuble sur lequel on pose nos feuilles et où on déguste notre yogourt quotidien, ou bien une bonne grosse poignée de Cheerios (ou bien même nos bines…?!) ! Notre respo (oui oui, « Singe du Roi Lion de Disney ») explique le déroulement de cette journée, si le besoin de présente (donc si on sort du site pour prendre le bus et se rendre vers un lieu inexploré… ou exploré, c’est selon…)… Ensuite, nous prévoyons des trucs pour que nos jeunes puissent se divertir encore et toujours ! > > Neuf heures, les professeurs sortent de cette joyeuse pièce (si bien décorée, en plus ! Nous, on nourrit Fern, notre poisson, tous les jours, et même plusieurs fois le jour, lorsque l’on oublie de poser cette très célèbre question : « Est-ce que quelqu’un s’est forcé un peu pour nourrir Fern ? ») Bref ! Les professeurs vont rejoindre les jeunes qui observent ce qui se produit sous leurs yeux, bien encrés sur le sol, sur leurs fesses. Un (ou plusieurs) moniteur(s) se pointe(nt) en première ligne, et explique(nt) quelque chose (soit un jeu, soit une histoire, soit un sketch, n’importe quoi, quoi !) Le tout doit être diversifié ! > > Puis, nous devons leur permettre de bouger, nos jeunes ! Donc, on met un disque de musique bien fort, puis les instructeurs et les jeunes se lèvent et bougent comme des petits fous, font des mouvements inventés sur le coup (le chevreuil qui poursuit un moustique), ou des mouvements répétitifs (oui et non du menton, le chien qui urine, des skieurs plus que professionnels, etc.), bref tout pour bien s’éveiller !

Et puis nous ne devons point oublier nos trois Enfex (deux filles et un mec), trois personnes merveilleuses présentes pour guider des jeunes (des jeunes exceptionnels, un peu différents des jeunes que l’on retrouve communément ici) et les intégrer pour qu’ils puissent un jour vivre en société. Ils sont tous les trois très gentils (comme tous ceux qui bossent chez nous, évidemment…) !

On crie bien fort « Les jeunes de mon groupe, venez me rejoindre ! » et les jeunes courent vers nous (Je vous jure, cette vitesse qu’ils peuvent prendre lorsqu’ils sont fiers de nous voir, en début de journée, c’est féérique !)… Prise des présences. On compte nos jeunes, on identifie sur nos liste qui est présent, qui ne l’est point, on écrit le tout sur notre liste (on peut écrire un X près du nom, ou on peut cocher, ou même, on peut dessiner un bonhomme qui sourit joyeusement !) Puis, rendez-vous près du mur, pour se rendre ensuite sur les toilettes (individuellement, on s’entend…) ou pour boire de ces merveilleuses molécules d’oxygène et de dihydrogène combinés ensemble, pour former ce précieux liquide qu’est l’H2O, communément nommé souvent notre or bleu (quelques jeunes n’ont point encore compris qu’ils ne doivent coller leur bouche sur le bidule d’où l’H2O coule… c’est un peu dégueux, je dois dire !).

Lorsque tout le groupe est de retour contre le mur, rendez-vous tout près du coin du professeur du groupe (les jeunes sy dirigent en position Grenouille ou en position Tchou-tchou, ou même en position Ours Brun, si on le veut réellement…), où on explique le déroulement du jour présent. On explique ce que l’on veut voir les jeunes réussir, on leur énumère quelques trucs que l’on espère d’eux, etc. Puis, on se crème pour se rendre ensuite dehors et pour éviter de brûler. On sort ensuite, on joue, on rigole, on guide les jeunes vers des lieux qui les époustouffleront toujours (ok… un jour, peut-être, ils perdront l’émerveillement de leur jeunesse, ils cesseront de croire en cette joie de vivre qu’est l’invention de l’esprit… Or, pour tout de suite, ce n’est point le moment d’y penser, ils sont encore très jeunes.)

Le tout se déroule comme prévu. Puis le petit Jérémie tombe sur l’herbe, il se blesse sur le soulier de son pote, George… Heureusement, leur moniteur tient toujours sur lui une trousse de premiers soins, qui contient l’essentiel pour soigner celui qui vient de tomber des structures ou qui s’est effondré sur le sol, trop pensif pour se rendre compte qu’un bidule quelconque y git depuis bon nombre de temps, ou depuis seulement trente secondes… Le bobo est désinfecté, puis recouvert. Or, Jérémie prétend que s’il s’est blessé, c’est que George donne des trop gros coups sur l’objet sphérique gonflé que l’on ne peut nommer « jeu » (Et qu’ici, on ne peut QUE nommer « objet sphérique gonflé » puisque sinon, on brise les règles et on perd tout de suite, on est éliminé, on ne relève point ce MERVEILLEUX défi du siècle, si bien pensé et si difficile… TÊÊÊTEUX. Eh oui !) … (Effectivement, il est mieux pensé de ne point préciser que l’on joue, nous SOMMES des gens ou des choses qui ont des missions, et nous nous forçons pour réussir ces missions… Donc des jeux, on n’en est point forts, chez nous… ) Bref ! Jérémie court donc vers George et le pousse de toutes ses forces, George s’effondre et pleure, crie, hurle, insulte Jérémie, le instructeurs doit éviter une déconfiture…

On envoie donc le reste du groupe voir un professeur différent, deux groupes sont jumelés. Le moniteur de George et Jérémie retourne se tirer une bûche près du meuble sur lequel il bouffe et discute souvent, lorsqu’il n’est point en fonction, puis il explique pourquoi les gestes que George et Jérémie ont portés sont loin d’être corrects… Les deux jeunes regrettent, ont honte d’eux-même, tellement qu’ils décident de ne plus s’empoigner comme ce qu’ils ont démontré précédemment… Le moniteur remplit cette jolie feuille de couleur citron blême que l’on nomme plus précisément une « fiche » pour les jeunes, que leurs géniteurs devront signer dès le jour terminé, lorsqu’ils reviendront chercher leur môme. Puis, une peine est choisie pour que les jeunes soient punis en présence de tout le groupe (exemple : ils ne pourront rire et déconner lors de leur jeu préféré… Ils devront observer le tout (ou seulement l’entendre) et réfléchir…)

Vient l’heure du petit goûter, soit dix heures quinze minutes. Les instructeurs réunissent leur groupe, se postent sur le sol, dégustent et discutent de n’importe quel sujet. Cet goûter dure théoriquement 15 minutes. Or, il peut s’étirer et durer un bon gros trente minutes, correctement ! Ensuite, re-crème, re-dehors (s’il ne pleut point, on s’entend…), re « on découvre un monde féérique où gnomes et gorilles courent pour trouver le luth du vieux sorcier Gribou, qui lui s’est dissimulé derrière un vieux chêne gris… On le retrouve, et on se rend compte qu’il s’est permis de dérober le bel esturgeon vert du Père Monette, un homme qui effectue bien des choses pour secourir les chiots du mouton mesquin, ce même mouton qui fut, quelques jours plus tôt, enlevé lors d’une cérémonie pour moutons gentils… Évidemment, en peu de temps, il fut délivré… »

Midi moins quinze, les jeunes reviennent sur le sol, observent un (ou plusieurs) professeur(s) qui exécute(nt) des conneries sous leurs yeux éblouis (ou troublés…) pour qu’ils puissent vivre des moments qu’ils n’oublieront point de sitôt.

Midi pile, les trois êtres dévoués du tout début reviennent, prennent les groupes et les supervisent pour une durée d’un bon vingt minutes, temps précieux où tout le monde est bien fixé sur ses fesses, sur le sol, et déguste son lunch que l’un de ses géniteurs (ou tuteur, ou frère, ou soeur, ou ETC…. ne revenons point sur ce sujet, ok ?) Une fois les vingt minutes écoulées, les jeunes se lèvent, jettent leurs déchets, puis écoutent ceux qui expliqueront les jeux futurs (non non, ce ne sont point des jeux, ce sont… C’est un monde merveilleux !)

Il est temps, je crois, de présenter notre respo SDG, celle qui guide ces trois personnes merveilleuses, celles sus-mentionnées deux fois plutôt qu’une. Les jeunes bouffent, les trois moniteurs merveilleux surveillent, elle surveille les trois moniteurs merveilleux. Elle les rejoint, elle les questionne, elle les supervise, elle les guide, elle les observe, elle entre en scène plusieurs fois. Lorsqu’elle n’est point présente près d’eux, elle écrit des trucs qui importent pour le bien-être du site.

Une heure, les jeunes reviennent pour une troisième fois observer les moniteurs qui font des (non-)jeux joyeux ou bien des stupidités (joyeuses, tout comme les (non-)jeux, on s’entend…). Puis, on reprend nos groupes, on leur permet encore de vivre des moments qu’ils n’oublieront point. Un moniteur bricole, des grenouilles bleues, vertes, violettes, pleines de coeurs et de lèvres, de signes de croix (oui oui !), de « spots » noirs et rouges, etc.) ou des dessins (de chèvres, de hiboux, de jeunes, de vieux, de monstres, de cubes rubik, de boîtes roses, encore un etc.) voient le jour, des couleurs s’étendent sur les feuilles, les jeunes se donnent intensément pour dessiner du mieux qu’ils le peuvent.

Second petit goûter du jour, deux heures et demi. Tout comme le premier, on discute de tout et de rien, on déguste nos pommes, nos poires, nos jus de légumes et nos Ficellos… Quelques-uns sont tristes : ils ont tout dégusté entre midi et midi et vingt, ils ne leur reste plus rien… Ils ne comprendront donc que lorsque les poules seront munies de dents (ou de dentiers)… !

Puis, on revient vers notre monde merveilleux (de Disney ??? Presque !) pour encore une heure. Seize heures moins quinze minutes sonnent, retour (encore) sur le sol, les professeurs refont des conneries (ou des « joyeusetés » (joyeuseries ?) )
pour impressionner les jeunes gens. Seize heures pile, quelques-uns quittent le site, ceux qui restent vont retrouver les trois prodigieuses personnes (mentionnées plusieurs, PLUSIEURS fois) qui les occupent encore un peu. Puis, quelqu’un vient chercher les jeunes et les reprennent pour le soir.

Entre seize heures et seize heures trente (ou dix-sept heures), les six professeurs et leur respo (« Singe du Roi Lion de Disney ») dévoué refont une réunion : ils discutent de choses qui importent pour que le site survive, pour que tout soit ordonné encore et toujours, pour que tout survienne en temps et lieu, pour que tout le monde soit informé de ce qu’il doit être, de ce qu’il se doit de respecter pour que l’ordre persiste… Puis ils quittent le site, retournent chez eux (ou chez quelqu’un qui n’est point eux, on s’en fout un peu…) Cinq heures et demi, il ne reste plus un jeune. Six heures moins quinze, les merveilleuses et prodigieuses personnes du début ferment les portes du site, et s’en vont se reposer (un repos bien mérité).

Ce soir, peut-être, des voyous viendront, en groupe ou individuellement, pour briser du verre sur le sol, sur l’herbe, pour que, dès son retour sur le site, « Singe du Roi Lion de Disney » puisse les trouver (les brisures, non point les voyous…), puis en démunir le site… Ne te frustre point, « Singe du Roi Lion de Disney », ce sont des choses qui surviennent… (Quelle jolie conclusion !)

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