Fluide Glacial ou tout simplement «Fluide», pour les intimes…

Je ne sais pas pourquoi, mais ces temps-ci, je jette mon dévolu sur des choses que j’aime au détriment des choses que je déteste sur lesquels, d’ordinaire, j’aimerais chialer et régurgiter mon mécontentement infini. Non, cette fois je parle de Fluide Glacial.

Fluide glacial est un mensuel de bandes dessinées humoristiques où l’humour en question (l’« umour ») est généralement bon enfant, libéré sans être provocateur, libertaire sans être forcément politique, mais aussi décalé. Les bandes ont été publiées en noir et blanc depuis la création du magazine. Ce n’est que fin 2003 que des planches en couleurs sont apparues.

En plus des bandes dessinées, le magazine édite des articles culturels, biographies d’auteurs, nouvelles et récits. Aucune publicité n’y apparaît, sinon pour le magazine lui-même et les auteurs maison, ou par « copinage ».

-Texte de fr.wikipedia.org

Ce que j’aime particulièrement de « Fluide » c’est le côté camaraderie qui semble règner chez les différents auteurs et collaborateurs. Jusqu’à maintenant, on dénombre plus de 120 auteurs qui y ont participé! Gotlib, Alexis, Jean Solé, Franquin, Coucho, Goossens, Binet, Manu Larcenet, Edika, Maëster, Claire Bretécher , Bruno Léandri, Lelong, Carlos Giménez, Lamorthe, Blutch, Gaudelette, Tronchet, Moerell et Hugot étant parmi les plus illustres. Ces magazines n’étant pas donnés et moi aimant collectionner, le meilleur moyen de s’en procurer pas trop cher c’est dans l’usagé. Sur St-Denis à Montréal les boutiques qui en vendent ne sont pas rares. Mais à mon avis, l’endroit de prédillection pour s’en procurer est sans contredit chez Débédé, car ils ne sont que deux dollars pièce…

One thought on “Fluide Glacial ou tout simplement «Fluide», pour les intimes…

  1. Voilà un souvenir pour Toi :

    COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DU CONSEIL MUNICIPAL DE SAINT-GIRY-SUR-SAVINS

    ORDRE DU JOUR

    1. – Collecte des ordures ménagères.
    2. – Etude de la proposition de M. Béroun concernant l’éclairage de la Grand-Place.
    3. – Financement d’une bibliothèque scolaire.
    4. – Condamnation de Mme Sylvaner au bûcher pour hérésie.
    5. – Demande de financement au Conseil Régional pour l’élargissement de la route d’accès au parking communal.

    Tous les membres du Conseil sont présents à l’exception de Mme Béranger, excusée.
    M. le Maire déclare la séance ouverte à 21 h.
    M. Donzelot, adjoint au Maire, prend la parole pour s’étonner de l’article 4 de l’ordre du jour et déclare ne pas comprendre qu’une telle plaisanterie, qu’il qualifie d’un goût douteux, ait pu se glisser dans un acte officiel.
    MM. Vosgel et Simon acquiescent.
    M. Sputz, 2′ adjoint, déclare qu’il ne s’agit pas d’une plaisanterie et que Mme Sylvaner est réellement hérétique.
    M. Donzelot fait publiquement part de ses doutes sur la santé mentale de M. Sputz.
    M. Sputz demande de retirer ce dernier mot du procès-verbal.
    Mlle Trinquiez demande des éclaircissements à M. le Maire.
    M. Sputz déclare que cette question a été inscrite le plus régulièrement du monde par la secrétaire de Mairie. M. Meignard acquiesce.
    M. Donzelot déclare à M. Sputz qu’on ne lui a rien demandé et réclame avec insistance la réponse de M. le Maire.
    M. le Maire demande le calme.
    M. Bras fait remarquer d’irrégulier ou pas, l’article est officiellement inscrit à l’ordre du jour en 4′ position et
    propose que l’on s’occupe des articles précédents avant de discuter celui-là, car il précise que canular ou non, il ne désire pas passer la nuit au conseil municipal.
    M. le Maire qualifie cette proposition de raisonnable et propose de mettre en discussion l’article 1 concernant les ordures ménagères.
    M. Sputz fait remarquer à ce propos que les employés de la voirie ont retrouvé des objets du culte cathare dans la poubelle de Mme Sylvaner.
    MM. Vosgel et Simon acquiescent.
    M. Donzelot et Mlle Trinquier expriment leur stupéfaction en termes vifs et menacent de se retirer en entamant une procédure d’invalidation si M. le Maire et M. Sputz ne s’expliquent pas immédiatement sur l’article 4.
    M. Sputz déclare qu’il ne demande que ça mais que le règlement le lui interdit.
    M. le Maire propose de mettre aux voix la permutation de l’article 1 et de l’article 4 dans l’ordre du jour. Vote à l’unanimité.
    M. Sputz déclare qu’ayant toutes lés preuves en sa possession que Mme Sylvaner se livre chez elle au culte hérétique, il est du devoir du Conseil Municipal d’appliquer les sanctions prévues.
    M. Meignard acquiesce.
    Après avoir affirmé avec une grande véhémence sa plus totale incrédulité, M. Donzelot déclare que jusqu à
    nouvel ordre, le Conseil Municipal est chargé de faire respecter la liberté de culte et non l’inverse, et qu’en tout état de cause, on n’est plus au XIII` siècle.
    M. Sputz réplique qu’a voir Mme Sylvaner, on ne le dirait pas.
    M. Meignard déclare que la place de la Fontaine lui semble un endroit adéquat pour y disposer le bûcher. M. le Maire demande le calme.
    Mlle Trinquier demande si le fait que Mme Sylvaner tienne l’épicerie concurrente à celle de M. Sputz, est étranger à ses accusations.
    M. Sputz proteste qu’en aucun cas l’intérêt commercial ne saurait se mélanger aux questions religieuses et il en donne pour preuve le fait que pour avoir notoirement Mme Sylvaner comme principale créancière, M. Meignard n’en est pas moins athée. Il cite en outre le fait que Mme Sylvaner vend les livres moins chers que dans la librairie de Mlle Trinquier, et que ceci n’empêche pas cette dernière de la défendre.
    Mlle Trinquier déclare tout ignorer du fait que Mme Sylvaner vende des livres dans son épicerie et demande des précisions.
    M. Bras déclare qu’on n’est pas au tribunal de commerce.
    M. Donzelot ajoute: ni à celui de l’inquisition.
    M. le Maire fait justement remarquer à ce propos que
    l’article 13 du 14 février 1224 donnant aux sénéchaux des
    baillages pouvoir d’inquisition n’a jamais été aboli. MM. Vosgel et Simon acquiescent.
    M. Béroun propose de passer au vote.
    M. Donzelot déclare ne pas en croire ses oreilles, et. que si MM. Sputz et Meignard ont trouvé ce moyen prodigieusement pernicieux d’assassinat crapuleux, il ne voit pas pourquoi le Conseil Municipal s’en rend complice.
    M. Béroun proteste en précisant qu’en ce qui le concerne, son différend avec Mme Sylvaner ne l’empêchera pas de juger celle-ci en toute équité et qu’il t’innocentera s’il s’avère qu’elle n’est pas hérétique.
    M. Donzelot demande quel différend.
    M. Béroun explique qu’une parcelle enclavée de Mme Sylvaner dévalorise la propriété qu’il doit vendre et qu’elle ne veut pas la lui céder.
    M. Donzelot lui demande qui est l’acheteur. M. Béroun répond qu’il s’agit de…
    M. le Maire l’interrompt en déniant à M. Donzelot le droit de se livrer à un interrogatoire en règle sur ses collègues, et le prie de mesurer ses propos. Il rappelle à M. Béroun qu’il n’a pas de comptes à rendre.
    M. Meignard déclare que, même après y avoir réfléchi, il ne trouve pas meilleur emplacement pour le bûcher que la place de la Fontaine et insiste pour passer au vote.
    M. Donzelot demande à Mlle Trinquier sa signature pour un procès-verbal de mise en invalidité des débats.
    Mlle Trinquier déclare qu’ébranlée par l’article 13 du 14-2-1224, elle demande à réfléchir.
    M. Bras remarque qu’il est déjà 22h et qu’on n’a toujours pas voté l’article 1.
    M. Sputz déclare que le responsable en est M. Donzelot dont la volonté de troubler les débats est manifeste.
    M. Meignard déclare voir en l’attitude de M. Donzelot une man?uvre délibérée d’obstruction.
    M. Béroun qualifie ces procédés dilatoires d’inadmissibles.
    MM. Vosgel et Simon acquiescent.
    M. le Maire affirme son regret de devoir exclure son 1" adjoint pour restaurer la sérénité des débats. Il met sa décision aux voix
    M. Donzelot est exclu par 7 voix contre une et une abstention.
    M. le Maire met l’article 1 aux voix.
    M. Bras émet quelques réserves en déclarant que tout de méme.
    M. Sputz lui fait remarquer qu’il est 23h30.
    L’article 1 est voté à l’unanimité moins une abstention. L’arrêté municipal est fixé au 8 août et son organisation en est confiée au comité des fêtes.

    Le conseil décide a l’unanimité un ramassage supplémentaire des ordures ménagères,
    adopte à l’unanimité la suggestion de M. Béroun sur l’éclairage de la Grand-Place,
    décide à l’unanimité le financement d’une bibliothèque scolaire et la demande de financement du parking au Conseil Régional.

    Décisions annexes:
    M. le Maire accorde à titre exceptionnel une prolongation d’ouverture au débit de boissons de M. Meignard situé place de la Fontaine pour la soirée du 8 août.
    M. le Maire enregistre la déclaration de M. Sputz qui affirme avoir vu M. Donzelot faire des signes de croix dans son dos depuis le début de la séance.
    La proposition de M. Béroun suggérant que son cas soit étudié lors de la prochaine séance du Conseil Municipal est adoptée à l’unanimité.
    La séance est levée à minuit.

    Procès-verbal établi par la Secrétaire de Mairie. Vu, M. le Maire, ……….

    Une nouvelle de Léandri de je sais plus quand ! mais je l’ai recopié fidèlement, tellement je savais qu’elle était une vérité profonde, qu’il me faudrait des années à comprendre…

    Bonne lecture

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