Avatar

Hier, je suis allé voir Avatar, le nouveau film de James Cameron. Tout le monde l’a vu à ce qui parrait. C’est, à ce jour, le film qui a récolté le plus rapidement le milliard de dollars de recette. J’ai vu plusieurs fois (trop de fois) la bande-annonce et j’avais l’impression d’avoir déjà fait le tour de l’intrigue du film. Je hais ça les bandes-annonces qui ne sont pas subtiles: tu vois le film au complet en trois minutes, c’est vraiment plate. Parlez-moi d’une mande annonce qui traduit bien l’ambiance du film sans en dévoiler le scénario (comme dans la superbe bande-annonce d’Un homme au singulier) Bref, je suis quand même allé voir cette méga-production avec Caro. Je pensais qu’Avatar était le genre de film qu’il faut absolument voir au cinéma et en 3D. Et qui sait… Serai-je agréablement surpris? Voici nos impressions (je dis on, car nous partagions le même avis Caro et moi) Au premier coup d’oeil, le film est très beau. L’animation est bonne et les mouvements des personnages sont bien rendus. Les textures et les couleurs utilisées sont parfaites et traduisent bien l’ambiance de la planète sur laquel le film se déroule. C’est ici que l’éloge se termine (ça n’aura pas été long hein?). Maintenant, la brique… Premièrement, la trame narrative de l’histoire n’est pas difficile à comprendre et n’a rien du tout de génial: Des Humains (Terriens?) se rendent sur la planète Pandora pour y extraire un minerai qui possède une très grande valeur. Seulement, une tribue indigène, les Na’vi, ont pour habitat un arbre géant qui se trouve justement sur le plus gros gisement de ce minerai. Un Humain, Jake Sully, le marine en chaise roulante, sera envoyé la-bas dans un corps de Na’vi artificiel (un Avatar) pour intégrer la tribue, gagner leur confiance et finalement être en mesure de négocier leur déportation. Seulement, le chef militaire des Humains juge que finalement, les efforts se sont avérés inutiles et qu’il faut finalement utiliser la force pour les faire quitter. Cependant, Jake, dans son opération d’infiltration, s’est lié d’amitié d’amour (non!) avec la fille du grand chef Na’vi. Trop bête… Devinez la suite? Non, je vous la donne! Jake décide finalement de se rebeller avec les autres Na’vi et tentera de contrecarrer les attaques des Humains. Après une bataille interminable, les envahisseurs seront défaits. Jake, blessé dans la bataille, se fait transférer son âme de façon permanente dans le corps de son Avatar. Jake et les Na’vi vécurent heureux et ûrent beaucoup d’enfants. Vous pensez que je vous vend le punch du film? Eh bien, allez-donc voir la bande-annonce ici. Vraiment… Vous voyez tout ce qu’il y a d’important à savoir. Y’a rien de plus dans la version cinéma. Avez-vous remarqué l’homme balafré dans la bande-annonce? On pourrait penser que c’est lui le chef militaire humain. Eh bien, surprise! Vous avez totalement raison! Sans farce… C’est subtile comme un train ce film-là… Aussi, l’a où le film a été pénible, est au niveau de la durée. Avatar est un film qui ne finit pas: il est éternel! Le film est d’une durée de 2h30 d’où il aurait été très facile d’y soustraire près d’une heure… au moins! Les scènes de combat sont interminables (oui, oui, on a compris que ça brasse fort là!). Que dire de l’éternelle partie du film où le personnage principal tente de gagner la confiance des Na’vi… Y fini plus de s’intégrer celui-là! Finalement, parlons de la technologie 3D. James Cameron a avoué avoir attendu 15 ans avant de faire le film, car il jugeait que la technologie n’était pas au point à ce moment. J’espère que la fameuse technologie n’était pas celle du visionnement 3D (avec les lunettes là!), parce qu’à ce niveau, j’ai aussi été déçu. À plusieurs reprises dans le film j’ai enlevé mes lunettes pour comparer l’effet 3D avec l’image flat et il y avait peu de différence… Moi, le 3D, j’aime ça quand ça me saute dans la face, à la limite du mal de coeur. Bref: Très déçu. Quand on va au cinéma, on a toujours une petite espérance que le film ne sera pas comme l’on se l’imagine. Cela ne fut tristement pas le cas pour Avatar. Ce film mériterait surement des millions, mais ne mérite pas ses milliards…

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