Food Fight

Auteur : Matt Hyra
Type : Cartes, «deck building», Draft
Joueurs: 2-6
Temps: 30 minutes
(9 / 10)

Description

Food fight est un jeu de combat dans lequel vous tentez de gagner le plus de point de «battlefield». Une carte de «battlefield» contient deux informations importantes: sa valeur en point (1, 2 ou 3) et son type de repas (déjeuner, dîner, souper). Sur la table seront révélés une carte de «battlefield» par joueur. Les cartes de «battlefield» sont ensuite rassemblées par type. Ainsi, plusieurs cartes d’un même type se voient fusionner en un seul «battlefield» ayant pour valeur la somme de toutes les cartes qui la composent.

Ensuite, chaque joueur devra se former une armée de cinq cartes soldat, qu’il aura sélectionnées parmi les neuf cartes qu’il aura draftées. Cette armée de 5 cartes sera brassée. Une fois que tous les joueurs ont brassé leurs cartes, chacun choisis secrètement (à l’aide de ses jetons repas) le type de bataille pour lequel il souhaite combattre. Dans le cas ou il n’y aurait qu’un seul type de bataille disponible, les joueur passent cette phase de jeu. On compare alors les jetons de chaque joueur et celles et ceux qui ont choisis le même «battlefield» devront se combattre l’un et l’autre. Celles et ceux qui auraient choisis seuls un «battlefield» devront affronter le Chien.

Chaque combat, un pour chaque «battlefield» (ou groupe de «battlefields», si cela est le cas), sera résolu en une succession de batailles. Généralement, il y aura cinq batailles par combat puisque chaque joueur possède une armée de cinq cartes.

Une bataille consiste à révéler la carte du dessus de notre paquet «armée» et de la comparer aux autres. Celle ou celui qui dévoilera la carte ayant plus grande valeur de «Yumminess» gagnera le combat et ainsi, un petit bonbon mentholé.

 

On continue ainsi de suite jusqu’à ce que les cinq combats soient résolus. Celui ou celle qui a en sa possession le plus de bonbons mentholé gagne le «battlefield» (ou le groupe de «battlefields») pour lequel il avait décidé de combattre. On continue ainsi en révélant de nouveaux «battlefields» et en combattant pour chacun de ceux-ci. Le Vainqueur sera celui ou celle qui atteindra un total de 10 points en premier.

Mais il y a plus!

D’une part, ce qui est intéressant dans Food fight, c’est que les cartes ont des pouvoirs qui leur font avoir un synergie entre-elles, par exemple: les «Private Pancake» qui ont +4 de «Yumminess» pour chaque autre «Private Pancake» dans la bataille.

D’autre part, il est également possible de modifier la valeur en «yumminess» de nos troupes en jouant des cartes «Instant», par exemple le «Medic Mustard» qui donne +3 «yumminess» à un soldat de dîner.

Finalement, le deck de cartes est parsemé de cartes «Mascot». Ce sont des cartes puissante qui, lorsqu’elles sont jouées au bon moment, peuvent influencer significativement l’allure d’une bataille!

Bref…

Food Fight est un filler que je qualifierais de micro-draft: du draft à petite échelle. Certains adorerons et d’autres, détesteront.

La durée des parties n’est souvent pas égale, mais j’imagine qu’il serait possible de l’ajuster avec quelques règles maison.

Je crois sincèrement que le jeu rebutera les ceux qui sont des «gamers» de stratégie qui ne supportent pas ou peu le hazard. Le fait de brasser les cartes au début de chacune des batailles rend le jeu plus aléatoire.

Cependant, après plusieurs parties, il est possible de développer des stratégies qui peuvent nous faire contourner ce côté «random». La clé réside dans la portion «draft» du jeu (qui est optionnelle, soit dit en passant). Je crois que c’est le «draft» qui rend le jeu très intéressant! Malgré les aléas du jeu, on peut réellement développer une tactique qui peut nous faire mieuxperformer que la moyenne de nos adversaires et ainsi, nous faire gagner des parties.

Les rebondissement amenés par les «Instant» peuvent être frustrants, mais moi, je trouve cela plutôt excitant!

Pour ce qui est du design des cartes, je le trouve sublime. J’adore le style de Robb Mommaerts; j’en suis jaloux… Par contre, il faut faire attention, car justement, ces illustrations ne sont pas destinées à un public de tout âge. L’humour est cru et pourrait déranger certaines personnes plus pudiques ou constipées!

Finalement, il existe une extension, «Snack attack», qui ajoute beaucoup au jeu. Une version iOS est également disponible à 2.99, pour l’essayer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *